Rutshuru : la peste des petits ruminants frappe des caprins à Nyamilima

 

Des vétérinaires redoutent l’éclosion d’une épidémie de peste des petits ruminants dans l’agglomération de Nyamilima, située dans l’est du territoire de Rutshuru.

C’est après avoir enregistré une vingtaine de caprins morts d’une maladie non encore identifiée, mais qui présente des signes semblables à ceux de la peste, au cours de ce mois de février.

L’un d’entre eux, Nzala Katembo, précise que cette maladie, hautement contagieuse, touche principalement les chèvres et les moutons et provoque des pertes importantes dans les troupeaux. Ce vétérinaire indique que les plus grands foyers suspects se situent dans les quartiers de la partie nord de cette agglomération. Les animaux infectés présentent des symptômes inquiétants tels que : la fièvre élevée, des ulcères buccaux, la diarrhée sévère et la pneumonie. Ces signes cliniques mettent en lumière la gravité de la situation et la peur d’une propagation rapide de la maladie s’intensifie dans la région.

« Ici, dans notre agglomération de Nyamilima, il y a une suspicion d’une maladie qu’on appelle PPR, peste des petits ruminants. C’est une maladie qui peut ravager tout un troupeau. Parmi les signes, on constate d’abord l’écoulement de liquides par tous les orifices, la diarrhée, le rhume, la pneumonie, etc. », fait savoir Nzala Katembo.

Par ailleurs, ce vétérinaire estime que l’absence d’organisation de campagnes de vaccination serait à l’origine de la résurgence de cette peste. Pour contenir la propagation de cette maladie, Nzala Katembo appelle les éleveurs à plus de vigilance et leur recommande de se rendre dans une clinique vétérinaire dès l’apparition des premiers signes et d’éviter toute consommation de viandes non contrôlées par les services vétérinaires.

Signalons que cette maladie virale, redoutée pour sa forte mortalité, pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la filière élevage dans ce milieu déjà fragilisé par divers défis sécuritaires, craignent plusieurs observateurs qui en appellent à l’implication des autorités.

Victoire Muliwavyo