Goma : Un docteur alerte sur les conséquences graves des mutilations génitales

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Les mutilations génitales féminines, au delà de constituer une violation des droits humains qui porte atteinte aux droits fondamentaux des filles et des femmes, constitue aussi un grand danger sur la vie de celles, fait savoir le Docteur Prince Amani, Gynécologue en ville de Goma.

Il prend parole à l’occasion de la journée internationale contre les mutilations génitales féminines célébrée le 6 Février de chaque année.

Pour lui, les mutilations génitales féminines ont ainsi des graves conséquences sanitaires en ce sens que les lésions infligées aux organes génitaux féminins pour des raisons non médicales peuvent avoir des répercussions à court terme ou à vie sur la santé physique, sexuelle et mentale, depuis l’enfance jusqu’à la vieillesse, en passant par l’âge de procréer.

“Ces mutilations peuvent être soit le fait de couper superficiellement ou grandement les lèvres de la petite fille ou son clitoris et ces actes affectent énormes l’avenir de la jeune fille parce que ces actes ou pratiques ont d’énormes dangers sur la santé car il y’a des conséquences graves qui peuvent en découler. Bref ce sont des mauvaises pratiques qui malheureusement sont positivees par certaines sociétés pourtant ce sont des pratiques qui entraînent beaucoup de risques chez la jeune fille qui les subit” fait-il savoir

En 2012, l’Assemblée générale des Nations Unies a désigné le 6 février Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines afin d’intensifier l’action mondiale visant à éliminer cette pratique.

Selon les estimations de l’OMS , entre 130 et 140 millions de femmes ont subi une mutilation génitale.

3 millions de filles mutilées chaque année et l’opération est généralement pratiquée sur les petites filles et parfois sur des femmes sur le point de se marier, enceintes de leur premier enfant ou qui viennent de donner naissance.

Souvent pratiquée par des praticiens traditionnels comme les exciseuses et les accoucheuses, l’opération se fait sans anesthésie avec des ciseaux, des lames de rasoir ou des couteaux. L’intervention est toujours traumatisante et peut entrainer des complications telles que les douleurs, l’état de choc et même parfois la mort, indique notre source.

Victoire Muliwavyo

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