RDC : la Belgique plaide pour remettre le conflit congolais à l’agenda de l’Union européenne

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 Le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévôt, a annoncé mardi 19 août à Kinshasa l’intention de son pays de remettre la crise sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC) à l’agenda de l’Union européenne, lors d’un entretien en tête-à-tête avec le président congolais Félix Tshisekedi.

 

« La Belgique reste extrêmement préoccupée par les atrocités qui se déroulent dans l’Est du Congo. Nous voulons remettre cette crise à l’ordre du jour des prochains Conseils européens des Affaires étrangères, pour qu’elle ne soit pas éclipsée par d’autres priorités internationales », a déclaré le diplomate belge à l’issue d’une réunion de près de deux heures à la Cité de l’Union Africaine.

Selon un communiqué de la présidence congolaise, cette rencontre a permis de réaffirmer l’engagement de la Belgique et de l’Union européenne en faveur des efforts de paix en RDC, tout en soulignant l’urgence de réponses humanitaires et diplomatiques coordonnées face à la persistance des violences.

Maxime Prévôt a pointé un « décalage inquiétant » entre les initiatives diplomatiques engagées, notamment à Washington et Doha, et la réalité sur le terrain, où les violences continuent dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

« Le mois qui s’est écoulé depuis la signature de ces engagements est probablement l’un des plus meurtriers. Trop de violences, trop de viols, trop de tueries. Le M23 s’installe, remplace les chefs coutumiers, met en place une administration parallèle. Ce n’est pas acceptable ! », a-t-il dénoncé.

Le ministre belge a exprimé le soutien de Bruxelles aux processus de paix en cours, tout en appelant à une implication européenne renforcée.

« Les Européens doivent rester vigilants sur cette situation. La Belgique, fidèle aux principes du droit international, reste attachée à l’intégrité territoriale de la RDC, aujourd’hui bafouée dans sa partie orientale », a-t-il ajouté.

Concernant le volet politique, Maxime Prévôt a insisté sur la nécessité de signaux forts en interne pour favoriser la paix et la stabilité. Il a encouragé les autorités congolaises et rwandaises à poursuivre les efforts en vue d’un apaisement durable.

« Ce sont des initiatives louables que nous soutenons, car nous voulons croire en la bonne foi de l’ensemble des parties, qu’il s’agisse de la RDC ou du Rwanda, pour œuvrer à une paix indispensable, rapide et durable dans l’Est du Congo », a-t-il affirmé.

Le ministre belge était accompagné à Kinshasa par l’ambassadrice du Royaume de Belgique, l’envoyé spécial pour les Grands Lacs, Marc Pecsteen, et son conseiller Afrique, Thomas Stevens.

La rédaction

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