Le bureau intersyndical des syndicats des enseignants de la province éducationnelle Kasaï 1 (EDU-NC/Kasaï 1), dans le centre de la République démocratique du Congo, a été officiellement déchu de ses fonctions à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue le 19 août 2025 à Tshikapa, selon un procès-verbal consulté vendredi par les volcans news.
« Il est reproché au bureau déchu de nombreux manquements », indique le document signé par les membres participants à cette assemblée. Parmi les griefs évoqués figurent notamment : « le non-respect du règlement intérieur de l’intersyndicale, la gestion opaque du personnel, la violation volontaire du protocole d’accord relatif aux évaluations certificatives 2025, ainsi que l’instrumentalisation de l’intersyndicale au profit de tiers, notamment dans le cadre de la mutuelle des enseignants (MESP) ».
Le procès-verbal dénonce également une série d’irrégularités financières, notamment la « mauvaise gestion de la subvention de l’État allouée via la DINACOP, la mauvaise gestion des frais de capture photo remis par l’Inspection principale provinciale du Kasaï 1, ainsi que le détournement présumé des cotisations des membres destinées à la formation syndicale ».
« Le syndicalisme combat toute forme d’antivaleurs dans le milieu professionnel, et conformément aux dispositions du règlement intérieur (chapitre 3, article 14 alinéa 3), l’assemblée extraordinaire décide à l’unanimité de retirer toute confiance et de prononcer la déchéance immédiate du bureau autrefois dirigé par le camarade Faustin Mputu Kalala », conclut le texte.
Dans la foulée, un bureau provisoire a été désigné afin d’assurer la gestion des affaires courantes et organiser de nouvelles élections dans un délai de trois mois, soit du 19 août au 19 novembre 2025.
Contacté , Faustin Mputu Kalala, désormais ex-président de l’intersyndicale, rejette fermement ces accusations. « Je ne reconnais pas cette décision qui est le fruit d’une procédure totalement irrégulière. Elle viole les statuts de notre organisation », a-t-il déclaré.
L’assemblée générale extraordinaire de l’intersyndicale, à l’origine de cette décision, avait pour objectif d’évaluer l’année scolaire 2024-2025 et de préparer la rentrée 2025-2026.
la rédaction

0 Comments