Une recrudescence de cas de choléra suscite une vive inquiétude dans le territoire de Kalehe, où les faiblesses structurelles en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) aggravent la propagation de la maladie, selon des acteurs locaux.
Les zones les plus touchées incluent le groupement de Mbinga-Nord, notamment les localités de Mulolo et Bujuki dans le village de Kabulu 1er, ainsi que le groupement de Buzi, où des cas ont été signalés à Kitembo, Muchibwe et Kagarama. Les aires de santé de Muchibwe et Bulenga sont particulièrement concernées, avec des signalements récurrents de cas dans plusieurs avenues.
« Des cas de choléra sont rapportés ça et là dans ces aires de santé, certains ayant déjà causé des décès, tandis que d’autres patients ont pu survivre grâce à une prise en charge rapide », a déclaré Sadiki Juge, acteur de la société civile de Buzi.
Parmi les cas documentés, celui de Sadiki Kasholo, un homme de 40 ans, illustre la gravité de la situation. Il est décédé au centre de santé de Muchibwe dans la nuit du jeudi 19 mars 2026 à 23h, des suites du choléra. « Sa mère, âgée d’une soixantaine d’années, a survécu après un traitement à l’UTC de Bulenga, tout comme sa fille de quatre ans, Sylvie Pichu », a précisé Sadiki Juge.
Les survivants, originaires notamment des avenues Mont Goma, Bakare Rubuga et Rukambura dans l’aire de santé de Muchibwe, doivent leur rétablissement à l’intervention rapide du personnel soignant et à l’appui des volontaires locaux de la Croix-Rouge.
Ces derniers ont procédé à la désinfection d’environ 100 habitations dans les zones affectées, malgré un manque criant de matériel adapté. « Les efforts sont louables, mais insuffisants face à l’ampleur de la crise », a ajouté l’acteur de la société civile.
La situation met en lumière les défis persistants en matière d’accès à l’eau potable et aux infrastructures sanitaires dans cette région du Sud-Kivu. Les autorités sanitaires locales n’ont pas encore communiqué de bilan officiel consolidé, mais les acteurs communautaires appellent à une mobilisation urgente pour contenir la propagation de l’épidémie.
« Sans une réponse rapide et coordonnée, le risque d’aggravation reste élevé », a averti Sadiki Juge, soulignant la nécessité d’un appui accru en intrants médicaux, en équipements de désinfection et en sensibilisation communautaire.
La rédaction

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