Guerre du M23/AFC : un défenseur judiciaire salue les condamnations des militaires fuyards et pillards

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La condamnation des militaires fuyant la guerre et impliqués dans diverses infractions commises au sein de la communauté est un soulagement pour les victimes. Il s’agit du point de vue de Maître Katembo Mirembe, défenseur des droits de l’homme. Il estime qu’il est également nécessaire d’apporter une réparation pour les dommages causés en faveur de ces victimes.

Au cours d’une interview accordée à Les Volcans News.NET ce mercredi 12 février 2025, Maître Katembo Mirembe note que plusieurs militaires commettent des infractions à l’encontre des civils.

Se référant au comportement actuel des militaires qui vont ou reviennent du front, il cite le viol, le vol, le meurtre, l’extorsion et le pillage des biens de la population. Le fait que le tribunal ouvre des procès contre ces militaires et les condamne soulage, dans une certaine mesure, les victimes, affirme Maître Mirembe.

« Toute violation des droits de l’homme ne doit pas rester impunie. C’est pourquoi, la justice doit être aux côtés des militaires qui sont au front afin de repérer et de poursuivre tout militaire qui commettrait une violation des droits humains. Ils doivent répondre de leurs actes devant la Cour militaire opérationnelle. Lorsque les auteurs des crimes sont condamnés, c’est l’une des voies de soulagement pour les victimes », a-t-il souligné.

Maître Mirembe poursuit qu’il est impératif qu’il y ait une réparation des dommages causés en faveur des victimes. Tout en rappelant que les forces armées ont la mission de protéger la population pacifique et ses biens, ce défenseur des droits de l’homme appelle les autorités militaires à discipliner leurs éléments.

« Nous appelons les chefs militaires à rappeler leurs troupes à la discipline, mais aussi au patriotisme. Ce sont les seules caractéristiques ou principes qui doivent guider les militaires au front : respecter les biens d’autrui et ne pas violer l’intégrité physique des citoyens », a-t-il exhorté.

Depuis l’intensification des affrontements entre le M23 et les FARDC au Nord et Sud-Kivu, le tribunal militaire a commencé à punir les éléments impliqués dans des infractions. Depuis mardi, le tribunal militaire de garnison de Bukavu a ouvert un procès en flagrance à l’encontre d’au moins 84 militaires pour avoir commis des meurtres, des vols, des pillages de biens de la population et fui devant l’ennemi.

Rosette Kamukehere

 

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