une trentaine de responsables des médias communautaires du nord et sud-kivu à Goma pour une série d’activité
Une trentaine de responsables des médias communautaires sont réunis depuis ce mercredi 18 février à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, pour une session de formation de deux jours axée notamment sur le droit international humanitaire et le renforcement de leur réseau.
Les participants prennent part à ces travaux dans le cadre du Réseau de Plaidoyer des Médias du Nord et Sud-Kivu (REPLAM-NSK), une plateforme de coordination, de défense et de promotion des médias communautaires opérant dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Outre le module consacré au droit international humanitaire, plusieurs activités sont prévues pour dynamiser cette structure, qui évolue dans des conditions jugées extrêmement précaires, marquées par l’insécurité persistante et le manque de moyens financiers.
Les responsables présents estiment que, malgré la crise sécuritaire et humanitaire que traverse le pays, les médias communautaires continuent de jouer un rôle central dans la pacification des communautés locales. « Dans un contexte de tensions et de déplacements massifs, nous contribuons à lutter contre les discours de haine et à promouvoir le vivre-ensemble », a déclaré l’un des participants.
Depuis sa création, le REPLAM-NSK a mené plusieurs campagnes de mobilisation communautaire, notamment contre les messages de haine, pour la protection de l’environnement, la lutte contre les épidémies, la promotion de l’agriculture et l’autonomisation des populations.
Actif dans une région en proie à des violences récurrentes, le réseau collabore avec diverses organisations pour former des journalistes et renforcer les actions de plaidoyer, en particulier face aux crises humanitaires.
La province du Nord-Kivu, dont Goma est le chef-lieu, reste l’une des plus touchées par l’insécurité dans l’est du pays. Selon des données humanitaires, plus d’un million de nouveaux déplacés ont été enregistrés en 2024, portant à plus de 2,8 millions le nombre total de personnes déplacées dans la province, principalement à la suite d’attaques de groupes armés.
La rédaction

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