Insécurité en Ituri : le sénateur Bamanisa opte pour les frappes militaires pour faire respecter l’autorité de l’État

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L’insécurité qui sévit actuellement dans la province de l’Ituri, et plus récemment dans le territoire de Djugu avec le massacre dans le site de Djangi, inquiète et fait parler plusieurs personnes de diverses couches de la population.

Le sénateur Jean Bamanisa Saidi qui fut gouverneur de l’Ituri avant l’état de siège, lui pense que pour faire bien respecter l’autorité de l’État, il en vaut mieux des frappes militaires contre tous les groupes armés locaux et étrangers. Il argumente que ces violences orchestrées par des milices locales ne sont pas des fatalités à négliger car elles émanent des conflits communautaires.

Bamanisa, en sapeur pompier, reste convaincu que rien ne peut justifier toutes les violences et dit être sur que cela ne restera pas impuni pour décourager ce qui en voudront faire autant.

« Des groupes armés, qu’ils soient d’origine locale ou d’influence étrangère, sèment la terreur, martyrisent nos populations, pillent nos villages, brûlent nos maisons et arrachent à nos enfants le droit fondamental à une vie paisible. Trop de sang a coulé. Trop de familles ont été brisées. Trop de silences ont couvert de cris que nous ne pouvons plus ignorer. Ces violences ne sont pas des fatalités. Elles sont le fruit d’une fragilisation prolongée de notre État dans certaines zones telles qu’à Djugu, à Irumu, à Mahagi et à Mambasa, d’un tissu social déchiré par les conflits communautaires », a écrit cet ancien gouverneur de la province de l’Ituri avant état de siège dans un communiqué de presse nous parvenu.

L’élu de la Tshopo ajoute en restant claire : « Pour ma part, j’aurai voulu voir plus d’opérations que nous en avions fait pour faire respecter l’autorité de l’État, un dialogue suivi de désarmement et non une cohabitation avec des groupes armés car les risques demeurent et se perpétuent. J’ai proposé pour cela un ajustement par le maintien, suivi du désengagement progressif de la gestion par l’armée, le tout défini par une loi sur les mesures particulières d’applications de l’état de siège en Ituri, différent de celui du Nord-Kivu ».

Au vu et au su de leurs crimes commis contre les ituriens, Jean Bamanisa Saidi lance un appel pressant aux autorités de lancer des enquêtes pour les juger tous dans des procès publics et servir d’exemple contre ce qui veulent déstabiliser la province.

L’unité et la solidarité prônées

Cependant, notre source laisse entendre qu’avec la responsabilité collective et la mise en place d’une unité solidaire fera croître l’Ituri. Le deuxième gouverneur de l’Ituri conseille les détenteurs illégaux d’armes : « L’heure est à l’action de tous et à la restauration de notre souveraineté sur chaque parcelle de notre territoire national où se trouvent les groupes armés et les terroristes ».

Rédaction

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