L’union nationale de la presse du Congo UNPC section de la Tshopo, a exprimé mardi sa « profonde indignation » après l’enlèvement du journaliste Serge Sindani, interpellé à Kisangani par des agents se réclamant de l’Agence nationale de renseignements.
Dans un communiqué publié à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, l’organisation professionnelle indique que Serge Sindani, directeur général du Groupe Roméo et Sœurs, responsable du média en ligne Kis24 Info et correspondant de Beto.cd, a été interpellé aux environs de 12 heures locales au siège du FRIVAO.
Selon l’UNPC, des hommes se présentant comme des agents de l’ (ANR) l’ont emmené à bord d’un véhicule « sans qu’aucune explication officielle ne lui soit fournie sur-le-champ ».
« À ce stade, il nous revient que le journaliste n’a toujours pas été notifié des faits qui lui sont reprochés. Il n’aurait pas encore été entendu dans le cadre d’un procès-verbal, ni formellement informé des charges éventuelles retenues contre lui », écrit l’UNPC dans son communiqué.
L’organisation estime qu’une telle situation constitue « une violation flagrante des droits fondamentaux garantis par la Constitution de la République démocratique du Congo, notamment le droit à la défense et à une procédure régulière ».
« La liberté de la presse et la protection des journalistes dans l’exercice de leur profession sont des piliers essentiels de tout État de droit », souligne la section provinciale de l’UNPC.
Elle ajoute que « l’enlèvement d’un professionnel des médias en dehors du strict respect des procédures légales porte gravement atteinte à la démocratie et crée un climat d’intimidation préjudiciable à l’ensemble de la corporation journalistique ».
En conséquence, l’UNPC/Tshopo condamne « cette manière d’interpeller un professionnel des médias » et exige « la notification immédiate des faits reprochés à Serge Sindani ». Elle demande également qu’il bénéficie « sans délai de l’assistance d’un conseil et du respect de tous ses droits légaux ».
L’organisation appelle par ailleurs à « sa libération immédiate si aucune charge légalement fondée ne peut être retenue contre lui » et invite les autorités compétentes à « garantir la sécurité et la liberté des journalistes exerçant à Kisangani et dans toute la province de la Tshopo ».
« Nous restons mobilisés et suivons de près l’évolution de cette situation préoccupante », conclut le communiqué signé à Kisangani le 3 mars 2026 par Ma Gloire Bolunda et Sébastien Mulamba, au nom de l’Union nationale de la presse du Congo, section de la Tshopo.

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