Le rappeur congolais Gims a été placé en garde à vue mercredi 25 mars 2026 à son arrivée à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, dans le cadre d’une enquête pour blanchiment en bande organisée, a indiqué le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), confirmant des informations de presse.
L’artiste de 39 ans, de son vrai nom Gandhi Djuna, a été interpellé à la douane peu après son atterrissage en provenance de Dubaï, selon une source proche du dossier.
Il est entendu dans le cadre d’une commission rogatoire de juges d’instruction spécialisés du tribunal judiciaire de Paris.
D’après les premiers éléments de l’enquête, son nom serait apparu dans une procédure visant un réseau de criminalité financière soupçonné de blanchiment de fonds à grande échelle. À ce stade, les autorités n’ont pas précisé la nature exacte des faits susceptibles de lui être reprochés ni son degré d’implication.
son avocat, David-Olivier Kaminski, n’a pas souhaité faire de commentaire dans l’immédiat.
Le parquet national anticriminalité organisée supervise cette enquête portant sur des circuits financiers jugés suspects, susceptibles d’impliquer des flux de capitaux illicites.
En droit français, le blanchiment consiste notamment à faciliter la justification mensongère de l’origine de biens ou de revenus issus d’un crime ou d’un délit, ou à participer à leur dissimulation ou conversion. Ce délit est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende, des peines pouvant être alourdies en cas de circonstances aggravantes comme la bande organisée.
Figure majeure de la scène musicale francophone, Gims s’est imposé comme l’un des artistes les plus populaires en France ces dernières années, avec des ventes records en 2025.
Au-delà de sa carrière artistique, il joue également un rôle d’ambassadeur culturel de la République démocratique du Congo, notamment pour la promotion de la rumba congolaise. Cette distinction lui a été accordée en 2022 par le président Félix Tshisekedi.
L’évolution de la procédure et les éventuelles suites judiciaires restaient incertaines mercredi soir.
La rédaction

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