Shabunda : des affrontements entre groupes armés provoquent des déplacements de civils

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La situation sécuritaire s’est brusquement détériorée dans le territoire de Shabunda, au Sud-Kivu, où des affrontements entre groupes armés ont replongé plusieurs localités dans l’incertitude et la peur, selon une note de la coordination de l’ARPJ publiée le 4 mars 2026.

Le document fait état d’hostilités opposant des factions rivales liées notamment à Selemani Kabala et à d’autres chefs armés, dont Amisi Souverain, Imani Mandevu et Kiwis. À l’origine des tensions, un désaccord consécutif à un retour signalé depuis Salamabila, dans le territoire de Kabambare, précise la même source.

Aucun bilan officiel n’a été communiqué. Des sources locales évoquent toutefois des pertes humaines et une vague de déplacements vers la brousse et les villages voisins. Des familles entières auraient abandonné leurs habitations pour chercher refuge loin des zones de combat.

Outre l’insécurité, des actes de pillage sont rapportés. Des biens de première nécessité, vivres, bétail et effets domestiques auraient été emportés, fragilisant davantage des ménages déjà vulnérables. Dans certaines localités, les écoles ont suspendu leurs activités, privant de nombreux enfants d’accès à l’éducation.

Les déplacés vivraient dans des conditions difficiles, exposés au manque de nourriture, à l’absence d’abris adéquats et à des risques sanitaires croissants. La société civile redoute également une aggravation des problèmes de protection, notamment pour les femmes et les mineurs.

Plusieurs habitants dénoncent une crise dont les civils paient le prix fort, sans être directement impliqués dans les rivalités en cours. L’ARPJ met en garde contre une possible extension des tensions entre communautés du Maniema et du Sud-Kivu et appelle à un cessez-le-feu immédiat, ainsi qu’au respect strict de la protection des populations civiles.

Yseult Lwango

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