La hausse des prix du pétrole sur les marchés internationaux, alimentée par les tensions entre États-Unis, Israël et Iran, commence à se faire sentir dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, où les prix du carburant ont brusquement augmenté dans la ville de Bunia.
Les inquiétudes liées à d’éventuelles perturbations des exportations pétrolières via le détroit d’Ormuz par où transite près de 20 % du pétrole mondial ont récemment entraîné une hausse du prix du baril sur les marchés internationaux, selon plusieurs observateurs du secteur énergétique.
À Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, cette situation internationale a rapidement eu des répercussions sur les prix à la pompe. Le litre de carburant, qui se vendait encore à 3 200 francs congolais, est désormais proposé entre 3 800 et 4 000 francs dans plusieurs stations-service de la ville.
Cette augmentation, observée depuis la mi-journée, suscite l’inquiétude des usagers, notamment les conducteurs de motos et de taxis-bus, fortement dépendants du carburant pour leurs activités quotidiennes.
« Pour nous, conducteurs de taxis-bus et de motos, c’est une perte directe de revenus parce que le carburant représente déjà une part importante de nos dépenses quotidiennes », a expliqué un conducteur rencontré dans une station-service de Bunia.
Depuis l’annonce de cette hausse, plusieurs stations de la ville font face à d’importantes files d’attente. De nombreux conducteurs tentent de s’approvisionner rapidement, craignant de nouvelles augmentations dans les prochains jours.
Face à cette situation, certains transporteurs envisagent déjà de revoir leurs tarifs afin de compenser l’impact de la hausse du carburant sur leurs recettes. Ils préviennent que le prix du transport urbain pourrait augmenter dans les jours à venir si les prix à la pompe ne se stabilisent pas.
Dans une ville où une grande partie de la population dépend des motos-taxis et des taxis-bus pour ses déplacements, toute variation du prix du carburant se répercute rapidement sur le coût de la vie, redoutent plusieurs habitants.
Pour l’instant, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités locales ou les distributeurs de carburant sur les raisons précises de cette hausse ni sur l’évolution possible des prix dans les prochains jours. Toutefois, les acteurs du transport suivent de près la situation, alors que les marchés internationaux du pétrole restent sensibles aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
La rédaction

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