RDC : plaidoyer pour la reconnaissance de l’écocide au sommet de l’OEACP à Malabo

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 La République démocratique du Congo (RDC), aux côtés de quatre autres États membres, a appelé au renforcement des cadres juridiques environnementaux et à la reconnaissance accrue du crime d’écocide, en marge du 11e sommet de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), qui se tient du 27 au 29 mars à Malabo, en Guinée équatoriale, d’après les médias internationaux.

Dans une déclaration conjointe lue par le professeur Christian Ndongala Nkunku, ambassadeur de la RDC au Benelux et auprès de l’Union européenne, les pays signataires ont mis en garde contre « l’urgence croissante des défis environnementaux mondiaux, notamment le changement climatique, la perte de la biodiversité et la dégradation des écosystèmes ».

Cette initiative, portée par la RDC, le Congo-Brazzaville, le Burundi, la Zambie et le Vanuatu, a été présentée lors d’un dîner diplomatique coorganisé vendredi avec l’organisation Stop Ecocide International, autour du thème de la législation sur l’écocide.

« La nécessité de renforcer les instruments juridiques nationaux et internationaux afin de mieux prévenir et sanctionner les atteintes graves à l’environnement, souvent désignées sous le terme d’écocide », a souligné Christian Ndongala Nkunku.

Les cinq pays encouragent notamment l’exploration de l’introduction du crime d’écocide dans les législations nationales, le renforcement du dialogue au sein des organisations régionales, dont l’OEACP, ainsi que la poursuite de l’engagement dans les cadres juridiques environnementaux internationaux.

Selon le document, la co-organisation de cette rencontre avec Stop Ecocide International « illustre l’importance d’une collaboration renforcée entre États et partenaires techniques internationaux » afin de faire progresser la reconnaissance juridique de l’écocide face aux défis environnementaux contemporains.

En s’associant à cette initiative, la RDC « réaffirme son engagement en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable », tout en mettant en avant son rôle stratégique dans la préservation du Bassin du Congo, considéré comme un élément clé de l’équilibre climatique mondial.

Placée sous le thème « une OEACP transformée et renouvelée dans un monde en mutation », cette 11e édition du sommet marque le cinquantième anniversaire de l’organisation, fondée le 6 juin 1975 à la suite de l’accord de Georgetown et devenue OEACP en avril 2020.

Les discussions portent notamment sur le renforcement de la coopération Sud-Sud, le financement du développement, la résilience climatique et l’intégration des innovations numériques. L’OEACP regroupe 79 États membres, dont 48 d’Afrique subsaharienne, 16 des Caraïbes et 15 du Pacifique.

Rédaction

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