RDC : l’ACEDH félicite la ministre de l’Environnement pour sa descente sur le terrain et appelle à la lutte contre les crimes environnementaux

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L’Alerte Congolaise pour l’Environnement et les Droits Humains (ACEDH) a salué la descente sur le terrain dans la province de la Lualaba d’une délégation ministérielle conduite par la ministre de l’Environnement, Développement et Nouvelle Économie du Climat (EDD/NEC), qui a contrôlé les activités des exploitants miniers dans la région.

Dans une lettre ouverte datée du 15 février dernier adressée à la ministre, l’ACEDH a qualifié l’initiative de « rare et exceptionnelle » et a encouragé sa généralisation à d’autres provinces du pays.

« Ces actions témoignent de votre volonté à instaurer l’autorité de l’État dans ce secteur. Elles rendent remarquable votre passage à ce ministère et constituent une plus-value qui marquera positivement l’histoire de l’EDD/NEC », a-t-on lu dans la lettre de l’ONG.

L’ACEDH a également attiré l’attention sur la nécessité de mesures similaires dans d’autres régions touchées par la pollution industrielle et pétrolière, citant notamment Moanda, dans le Congo central, où l’entreprise PERENCO est accusée de polluer les cours d’eau, entraînant des maladies chez la population locale.

« Il est évident que ces dommages environnementaux entraînent des violations des droits humains, notamment le droit à la santé, dont la cessation seule ne suffit pas, encore faut-il qu’il y ait réparation », écrit l’ACEDH dans sa lettre.

L’ONG a également dénoncé les activités minières et forestières menées par des sociétés étrangères, notamment chinoises, dans plusieurs provinces, y compris Ituri, Kasai, Haut-Uélé, Bas-Uélé, Tshopo, Nord et Sud-Kivu, Maniema et autour du Lac Albert, soulignant leurs impacts sur les aires protégées, la biodiversité et les moyens de subsistance des communautés locales.

L’ACEDH recommande à la ministre :

– D’effectuer une descente à Moanda pour constater la pollution pétrolière et obliger Perenco à dédommager les victimes ;

  • D’étendre ce contrôle à d’autres exploitations minières industrielles et artisanales, y compris celles opérées par des étrangers sans autorisation ;
  • De mettre en œuvre la création de juridictions spécialisées pour poursuivre les crimes environnementaux ;
  • De saisir le ministère de la Justice afin d’obtenir une injonction pour que le Procureur Général engage des poursuites contre les entreprises et individus responsables.

Dans sa lettre, l’ACEDH conclut en soulignant que « votre implication personnelle est très utile en donnant des instructions claires et fermes contre ces entreprises qui exploitent les ressources naturelles de la RDC au détriment des communautés locales ».

Pour ACEDH, Me Bahemuke Ndoole Olivier, Secrétaire exécutif, a signé le document exhortant le gouvernement à soutenir ces initiatives pour une protection durable de l’environnement et des droits humains.

La rédaction

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