Sud-Kivu : la disparition des organes génitaux s’est-elle exportée à Baraka ?

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Les autorités de Baraka, dans l’est de la République démocratique du Congo, ont qualifié mercredi de « rumeurs » les allégations faisant état d’enlèvements mystérieux d’organes génitaux visant de jeunes garçons et des hommes dans la ville, dénonçant des accusations sans fondement ayant déjà conduit à des violences.

 

Dans un communiqué officiel référencé N° 410/BUR/M.BRK/008/2026, consulté par notre rédaction, la mairie affirme avoir constaté « la circulation persistante des rumeurs faisant état de prétendus enlèvements mystérieux d’organes génitaux dans les quartiers constituant les trois communes de la ville de Baraka ».

« Ces allégations, largement relayées au sein des communautés et sur les réseaux sociaux, ont malheureusement conduit à des actes de justice populaire et à des violences à l’encontre de personnes accusées sans preuve formelle. À ce stade, aucune preuve scientifique ou médicale ne confirme l’existence de tels phénomènes », précise le communiqué.

Face à la montée des tensions, le maire intérimaire, Mme Marie Mukandja Soise, a instruit les services de sécurité de renforcer leur vigilance. « Les agents des forces de l’ordre et de sécurité sont appelés à faire preuve d’une vigilance accrue et à intervenir immédiatement sur tout lieu où un cas de justice populaire serait signalé. Toute personne trouvée sur les lieux lors des faits sera interpellée pour les besoins de l’enquête », indique le document.

La mairie met également en garde les jeunes de la ville contre toute implication directe ou indirecte dans des actes de violence. « Toute personne apparaissant sur des photographies ou des vidéos prises sur le lieu où un individu présumé voleur de sexe ou suspect serait agressé, maltraité ou lynché pourra être identifiée, entendue et, le cas échéant, arrêtée conformément à la loi », souligne le communiqué.

Les autorités rappellent que « nul n’a le droit de se faire justice soi-même » et appellent la population au calme, invitant les habitants à signaler tout incident aux services compétents plutôt que de recourir à la violence.

Selon le communiqué, ces rumeurs auraient d’abord émergé à Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, avant de se propager à Saramabila, Kalemie, Misisi et Baraka, dans la province du Sud-Kivu. Des cas similaires seraient désormais signalés à Uvira et récemment au Maniema.

Aucune source médicale locale n’a confirmé l’existence de cas avérés correspondant aux accusations relayées, selon les autorités urbaines, qui appellent à la responsabilité collective afin d’éviter de nouvelles violences.

 

La rédaction

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