Le Comité International de la Croix-Rouge CICR continue à faire preuve de proximité avec les communautés dans la lutte contre les violences sexuelles en temps de conflit. C’est dans cette optique qu’il a organisé le 20 juin 2025, une session de sensibilisation sur cette thématique à Boga, chef-lieu de la chefferie de Bahema Boga, située à plus ou moins 120 kilomètres au sud de Bunia.
Ont pris part à cette séance, des leaders communautaires, des représentants de déplacés, des membres de la société civile et le personnel soignant de la zone de santé de Boga. Ceci, une manière de commémorer la journée mondiale de l’élimination de ces violences célébrée le 19 juin de chaque année.
La responsable protection au sein du CICR/sous-délégation de Bunia se félicite du fait qu’à cette occasion, certaines lanternes ont été éclairées surtout sur l’accès rapide aux soins de santé après l’acte sexuel. Audrey Eprinchard renchérit que cela compte pour la prévention de certaines maladies sexuellement transmissibles, grossesses non désirées et autres conséquences physiques du viol. Elle rappelle ce que fait le CICR pour protéger les populations dans une situation de violence sexuelle.
« Pour nous l’objectif, c’est vraiment collecter des témoignages de victimes, de leurs familles, de communautés pour mieux comprendre son impact et porter ces allégations aux porteurs d’armes dans le cadre de notre réponse protection », a-t-elle dit au sortir de cette activité.
Le chef de la chefferie de Bahema Boga qui était présent, a plaidé auprès de sa hiérarchie pour le rétablissement de la paix dans cette partie de la province de l’Ituri car le conflit armé augmente non seulement les cas de violences sexuelles mais également son impact négatif sur les communautés.
Furaha Salama, une des leaders des organisations féminines locales, s’engage : « Dans la communauté et dans nos familles, il faut qu’on continue à sensibiliser car plusieurs femmes ne savent pas cette histoire de violences sexuelles. Lorsqu’elles sont violées, elles continuent toujours à avoir peur ».
Pour elle, le CICR ne doit pas seulement se limiter à Boga pour la cause mais veut voir cette sensibilisation être intensifiée dans d’autres zones où les conflits armés sont toujours signalés.
Rédaction

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