Quatre corps sans vie appartenant aux forces de l’ordre, deux policiers et deux militaires, ont été exposés mercredi 20 août à Kindu, chef-lieu de la province du Maniema (centre-est de la RDC), lors d’une cérémonie funéraire officielle organisée après leur mort dans des affrontements contre un groupe armé se réclamant des “patriotes Wazalendo”.
« Chers compatriotes, aujourd’hui nous sommes venus rehausser notre présence à la cérémonie de funérailles pour honorer la mémoire des quatre éléments des forces de l’ordre parmi lesquels deux militaires et deux policiers, succombés lors des affrontements du 14 août 2025 dans la ville de Kindu, contre un groupe des patriotes Wazalendo dirigés par le général auto-proclamé Sadam. C’est pourquoi, au nom du chef de l’État, président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, je salue le courage et le dévouement de ces hommes en uniforme qui ont accepté de sacrifier leur vie pour la sécurité de la nation congolaise », a déclaré le gouverneur du Maniema, Moïse Mussa Kabwankubi, lors de la cérémonie.
Les affrontements, qui ont secoué Kindu il y a près d’une semaine, ont fait au total neuf morts : deux militaires, deux policiers et cinq membres du groupe Wazalendo, selon les autorités. Douze combattants Wazalendo ont été capturés et seront déférés devant la justice. Dix autres personnes ont été blessées.
Le gouverneur a insisté sur l’importance du sacrifice des forces de sécurité dans la lutte pour la paix et la stabilité, tout en appelant la population à une collaboration active avec les services de sécurité.
« Les patriotes en cavale ont arraché aux éléments des forces de l’ordre sept armes à feu. C’est la cause principale du couvre-feu que nous avons décrété dans la ville de Kindu », a-t-il précisé, avant de confirmer que cette mesure reste en vigueur.
La cérémonie funéraire s’est déroulée à la tribune centrale de Kindu, dans la commune de Kasuku, en présence de nombreuses autorités locales, des familles des victimes et de la population. Les quatre agents ont ensuite été inhumés au cimetière de Katako.
Les victimes ont été identifiées comme étant le sergent-major Manya N’tuma et le caporal Kisanga Rémy pour les FARDC, ainsi que les policiers Muyololo Mangala et Thomas Lumwanga Ramazani pour la Police nationale congolaise (PNC).
Le calme est revenu dans la ville, mais les autorités redoutent de nouvelles tentatives de déstabilisation de la part de groupes armés actifs dans la région.
La Rédaction

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