Les États-Unis exigent le retrait des troupes rwandaises de la RDC

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Lors d’un briefing du Conseil de sécurité des Nations Unies consacré à la situation sécuritaire en République démocratique du Congo, les États-Unis ont réitéré leur appel au retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais, insistant sur le respect strict de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique du pays.

S’exprimant au nom de Washington, Massad Boulos, conseiller principal pour l’Afrique à la Maison Blanche, a souligné la nécessité d’une désescalade dans l’est de la RDC. Il a également rappelé la responsabilité des autorités congolaises dans la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans les zones sous leur contrôle.

Tout en saluant les avancées issues des accords de Washington signés le 4 décembre 2025, le responsable américain a exprimé la « profonde déception » des États-Unis face à « l’escalade récente du Rwanda », qualifiée de « violation directe » de ces engagements.

Washington a, en réponse, imposé des sanctions ciblées contre les Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que contre quatre hauts gradés rwandais. Les autorités américaines estiment que ces mesures sont essentielles pour répondre aux préoccupations sécuritaires qui alimentent la méfiance et l’instabilité persistantes dans la région des Grands Lacs.

Le diplomate a en outre insisté sur la nécessité de restaurer l’autorité de l’État dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, tout en appelant à mettre fin au pillage des ressources naturelles, considéré comme un facteur clé du conflit.

Saluant le rôle de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) ainsi que les initiatives de médiation régionales et qataries, il a affirmé que seule une mise en œuvre sincère des engagements pris et le respect des cessez-le-feu en vigueur permettront d’aboutir à une paix durable.

Enfin, il a présenté ses condoléances à la suite de la mort d’un travailleur humanitaire français lors de l’attaque du 11 mars à Goma, dans un contexte de tensions persistantes marquées par des accusations d’ingérence et la présence continue de groupes armés dans l’est du pays.

La Rédaction

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