Rutshuru : 2 agents de l’ONG Suisse HEKS/EPER enlevés à Rumangabo par des inconnus armés

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Deux (2) membres de l’organisation humanitaire suisse HEKS/EPER ont été enlevés ce vendredi 6 juin 2025, en mi-journée, à Rumangabo, territoire de Rutshuru (Nord-Kivu).

L’information émane d’un média local, relayée par des sources sécuritaires présentes dans la région. L’incident s’est produit aux environs de 11 heures, précisément dans la localité de Mahura, entre Buvunga et Rumangabo.

Des hommes armés sortis de la brousse ont attaqué un convoi humanitaire de l’ONG HEKS/EPER, en route depuis Rutshuru-centre vers Rumangabo. Les assaillants ont ouvert le feu avant de se retirer en forêt avec deux agents de terrain de l’organisation.

« Des hommes armés ont immobilisé l’un des véhicules du convoi avant de tirer des coups de feu et de disparaître avec deux membres du personnel dans la brousse », a confié une source proche du dossier.

À l’heure de la rédaction de cette dépêche, aucune communication officielle n’a encore été rendue publique par l’ONG suisse HEKS/EPER. L’organisation menait pourtant, ce même jour, une opération de distribution de cash destinée aux populations retournées dans la zone de Kisigari, sur l’axe Kayenzi-Rumangabo, après avoir couvert l’axe Kabaya.

L’ONG, active depuis plusieurs années dans l’est de la RDC, joue un rôle majeur dans l’appui aux déplacés internes et le redressement socioéconomique des zones sinistrées par les conflits. Mais sa présence dans le territoire de Rutshuru est devenue de plus en plus risquée.

Un nouvel épisode d’une série noire

Ce nouvel enlèvement survient moins de cinq mois après un autre drame similaire survenu à Kikuku, toujours dans la chefferie de Bwito, où trois membres du personnel de HEKS/EPER avaient été assassinés par des hommes armés non identifiés. Cette tragédie avait alors entraîné la suspension temporaire des activités humanitaires de l’organisation dans la zone.

Depuis la reprise partielle des projets, les risques sécuritaires demeurent élevés, et les humanitaires travaillent souvent sans protection suffisante, dans un contexte marqué par la recrudescence des groupes armés et l’absence de contrôle total du territoire par les forces loyalistes.

Le territoire de Rutshuru reste l’un des épicentres des violences à l’est de la RDC, avec la présence active du M23/AFC, ainsi que de plusieurs groupes armés locaux et étrangers, rendant la tâche des ONG quasi impossible sans couverture sécuritaire renforcée.

Rédaction

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