Des détonations d’armes lourdes ont été entendues depuis mardi jusqu’à ce mercredi 11 février autour de Minembwe et Mikenge, dans le territoire de Fizi, où les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par des combattants Wazalendo, affrontent plusieurs groupes armés actifs dans la région, ont indiqué mercredi des sources administratives locales.
Les combats se poursuivent notamment autour du village de Kalingi, selon l’administration territoriale.
« Les situations sécuritaires restent toujours préoccupantes, mais nos efforts, appuyés par les Wazalendo, prennent la suprématie sur l’ennemi », a déclaré l’administrateur du territoire de Fizi, Samy Kalonji.
D’après lui, les FARDC auraient mis en difficulté les groupes armés opérant dans la zone, parmi lesquels il cite le Tabara, Twiraneo, Ngomino, Vijana Power, le FNL Zabara Ampema ainsi que des éléments qu’il assimile aux forces soutenant le M23.
« Depuis ce mardi de février 2026 et encore aujourd’hui, mercredi 11 février, les combats se déroulent autour de Minembwe et Mikenge. Nos forces progressent malgré la complexité de la situation », a ajouté Samy Kalonji.
La région de Minembwe, située dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, est le théâtre récurrent d’affrontements impliquant l’armée congolaise et divers groupes armés alliés au M23.
Selon l’autorité territoriale, les civils paient un lourd tribut à chaque escalade des violences.
« À chaque fois que ces forces s’approchent des cibles, c’est la population civile qui en subit les conséquences. Des biens de valeur sont pillés, des femmes sont violées. Ces actes sont utilisés comme arme de guerre », a affirmé l’administrateur.
Les accusations visant le M23 et d’autres groupes armés n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante dans l’immédiat comme la présence de l’armée kényane et Somalienne.La situation humanitaire des déplacés internes demeure préoccupante, a-t-il ajouté, soulignant que « la situation humanitaire reste inchangée » malgré les opérations militaires en cours.
Aucune communication officielle n’était disponible dans l’immédiat du côté des groupes armés cités.
Les autorités provinciales n’avaient pas non plus publié de bilan officiel des affrontements au moment de la rédaction de cet article.
La rédaction

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