À Baraka, la question de la protection des mineures en situation de handicap s’impose avec gravité dans le débat public. Plusieurs cas présumés de violences sexuelles visant des filles de moins de 18 ans ont récemment ravivé les inquiétudes des organisations citoyennes et des acteurs de la société civile.
Le Mouvement Citoyen Machozi ya Raia (MCMR) a, dans un communiqué publié le 21 février 2026, dénoncé une situation qu’il qualifie d’alarmante. L’organisation évoque des atteintes graves aux droits fondamentaux de l’enfant, rappelant que la République démocratique du Congo est partie à la Convention relative aux droits de l’enfant, qui impose aux États l’obligation de protéger tous les enfants sans discrimination.
Une vulnérabilité renforcée
Les filles vivant avec un handicap se retrouvent à l’intersection de plusieurs facteurs de fragilité : leur minorité, leur condition physique ou mentale et, dans certains cas, un environnement marqué par l’insécurité et la précarité sociale.
Des acteurs communautaires soulignent que ces enfants sont souvent moins en mesure de se défendre, de dénoncer les faits ou même d’être entendues. La peur de la stigmatisation et la pression sociale contribuent également au silence des familles.
Entre justice et prévention
Au-delà de l’indignation, la question centrale demeure celle de la réponse institutionnelle. Les appels se multiplient pour :
• Des enquêtes impartiales et rapides ;
• Une prise en charge holistique des survivantes ;
• Le renforcement des mécanismes communautaires de protection ;
• Des campagnes de sensibilisation ciblant la lutte contre les violences basées sur le genre.
Pour les observateurs, la problématique dépasse le cadre de faits isolés. Elle interroge la capacité des institutions locales à garantir la sécurité des plus vulnérables et à instaurer un climat de confiance propice à la dénonciiation.
La protection des enfants, en particulier ceux vivant avec un handicap, reste un indicateur clé de la solidité du tissu social et de l’effectivité de l’État de droit. À Baraka, comme ailleurs, la mobilisation collective pourrait déterminer la suite donnée à ces alertes.
Yseult Lwango

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