Kinshasa : plusieurs morts dans un accident ce mardi 22 juillet 2025, les vendeuses du marché parmi les victimes

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La route nationale n°1, à hauteur de Matadi Kibala, dans la commune de Mont-Ngafula, a encore été le théâtre d’une tragédie routière ce mardi 22 juillet 2025. Un camion transportant des pierres, en apparence hors de contrôle, a causé un accident d’une extrême violence à l’entrée du Camp PM. Plusieurs personnes ont perdu la vie, et de nombreux blessés sont à déplorer.

Selon des témoins sur place, le véhicule, sans freins, a dévalé la pente en direction du marché situé en bordure de route, avant de percuter violemment d’autres véhicules et des piétons.

“C’était comme une scène de guerre. Il n’y avait plus rien à faire pour certains”, témoigne un chauffeur de taxi.

Parmi les victimes, plusieurs vendeuses du marché Matadi Kibala, dont la présence à cet endroit pose encore question. Ce marché est connu pour être implanté directement sur la voie publique, dans une zone à fort trafic et historiquement identifiée comme hautement accidentogène.

En effet, il avait déjà été fermé à plusieurs reprises, notamment sous le mandat du gouverneur Gentiny Ngobila, pour des raisons de sécurité. Mais malgré cela, l’activité y avait discrètement repris.

À l’heure actuelle, aucun bilan officiel n’a été communiqué, mais les témoignages font état de nombreuses pertes en vies humaines.

Sur les images et vidéos partagées sur les réseaux sociaux, on peut voir des corps sans vie étendus sur la chaussée, certains recouverts de pagnes, d’autres encore visibles sous les débris du camion. Des flaques de sang et des cris de détresse témoignent de la violence du choc.

Les blessés ont été rapidement évacués vers les hôpitaux les plus proches, mais le manque d’ambulances et la lenteur des secours ont une fois de plus été dénoncés.

Ce drame n’est pas le premier du genre à Matadi Kibala. En janvier 2022, un autre accident impliquant un camion-citerne avait déjà endeuillé la même zone. Chaque fois, des décisions sont prises pour fermer le marché, mais quelques mois plus tard, les activités reprennent, comme si de rien n’était.

“Le marché sera fermé aujourd’hui. Mais on le rouvrira dans six mois, jusqu’au prochain carnage”, déplore une habitante, vendeuse de légumes.

Les autorités provinciales sont attendues sur les lieux du drame dans les prochaines heures.

Des mesures seront sans doute annoncées, comme à chaque fois. Mais la population, elle, demande des comptes. Pourquoi ce marché, reconnu dangereux, continue-t-il de fonctionner en toute impunité ?

Où sont les mécanismes de prévention ? Pourquoi l’État semble-t-il tolérer l’inacceptable ?

Dans d’autres pays, des responsables seraient traduits en justice pour négligence grave. À Kinshasa, l’indifférence et l’inaction semblent être la norme.

La Rédaction

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