Frappe de drones à Goma : le gouvernement annonce des enquêtes sur les explosions et appelle au respect du droit humanitaire.

Posted on

 

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé mercredi 11 mars l’ouverture d’enquêtes après des explosions survenues à l’aube dans la ville de Goma, qui ont causé des pertes humaines et d’importants dégâts matériels, selon un communiqué officiel du ministère de la Communication et des Médias.

Les autorités ont exprimé leur « profonde tristesse » après les victimes signalées, dont Karine Buisset, une ressortissante française travaillant pour le UNICEF en République démocratique du Congo.

« Le gouvernement présente ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches, au gouvernement français ainsi qu’à l’ensemble de la communauté humanitaire », indique le communiqué publié à Kinshasa.

Le gouvernement congolais a salué l’engagement des travailleurs humanitaires opérant dans des conditions difficiles dans l’est du pays, où les combats persistent depuis des années. « Par leur présence et leurs actions de secours aux côtés du peuple congolais, ces femmes et ces hommes contribuent à atténuer les souffrances des communautés civiles », souligne le texte.

Les autorités affirment que les circonstances exactes des explosions, survenues dans des zones qu’elles décrivent comme occupées, restent inconnues. « Les services habilités mènent actuellement des enquêtes afin de faire toute la lumière sur les faits », indique le communiqué.

Kinshasa a également réaffirmé son attachement au respect du droit international humanitaire, notamment la protection des civils et du personnel humanitaire.

Dans le communiqué, le gouvernement accuse le Rwanda d’agression contre la République démocratique du Congo, affirmant que ses troupes agissent avec leurs « supplétifs » du Alliance Fleuve Congo et du Mouvement du 23 mars (M23) dans l’est du pays.

« La protection des populations civiles et des acteurs humanitaires passe avant tout par le retrait des troupes rwandaises et de leurs supplétifs des zones du territoire national qu’elles occupent illégalement », a déclaré le gouvernement.

Kinshasa a ajouté rester « pleinement engagé » à travailler avec les Nations Unies et ses partenaires internationaux afin d’établir les faits entourant ces incidents et de renforcer la protection des civils dans les zones touchées par le conflit.

La rédaction

  • Share

0 Comments

Leave a comment