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Afflux des blessés en 2025 : CICR chiffre à plus de 215 patients reçus à Ndosho du 1er au 20 janvier

 

Depuis le début de l’année 2024, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) fait face à un afflux alarmant de blessés dans les structures sanitaires qu’il soutient en République Démocratique du Congo.

À ce jour, plus de 215 blessés ont été reçus dans la seule structure du CBCA Ndosho, à Goma, suite aux combats dans le Nord-Kivu.

Ce chiffre pourrait atteindre de nouveaux sommets d’ici la fin de l’année, selon les autorités du CICR.

“Si les années précédentes, les chiffres annuels de Ndosho étaient aux alentours de 600 à 650 patients, en 2024, plus de 2 100 patients ont été reçus et soignés par le programme de chirurgie de guerre”, a déclaré Myriam Favier, cheffe de la sous-délégation à Goma, lors d’un entretien avec les Volcans News, le 21 janvier.

Cette situation est directement liée à l’intensification des affrontements dans le Nord-Kivu, notamment dans les territoires de Masisi et de Lubero, où les combats font rage depuis le début de l’année.

Le CICR a déploré une surpopulation dans les hôpitaux qu’il soutient, comme le CBCA Ndosho, le HGR de Beni et celui de Bukavu, soulignant la difficulté des structures locales à faire face à un tel afflux de blessés, alors que les ressources sont limitées.

Le CICR, fidèle à sa mission, continue de soutenir ces établissements en distribuant des kits de stabilisation – des matériels médicaux permettant de maintenir les patients en état stable en attendant des soins plus poussés.

“Nous faisons tout notre possible pour soutenir les structures sanitaires locales, mais les besoins sont colossaux”, a ajouté Myriam Favier.

En plus de son aide médicale, l’organisation humanitaire s’emploie également à réunifier les familles séparées par les combats, en fournissant des moyens de communication pour permettre aux blessés de signaler leur situation à leurs proches.

Le CICR continue, par ailleurs, son dialogue confidentiel et bilatéral avec les parties en conflit afin de réduire l’impact des affrontements sur la population civile.

“En dépit des défis, le CICR est déterminé à apporter son aide là où elle est la plus nécessaire. Nous restons engagés à minimiser les souffrances des civils dans cette situation complexe”, a conclu Myriam Favier.

La rédaction

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