Après le massacre de 43 civils à Komanda, la commission Justice et Paix dans le diocèse Catholique de Bunia exige la levée de l’état de siège, un régime militaire en vigueur en Ituri depuis le mois de mai 2021.
Sous le choc de voir ses chrétiens tués et le local de la Caritas endommagé, cette commission attachée à la Caritas pense que ce carnage vient montrer une légèreté dans la prise en compte des alertes de la population locale mais une négligence de la part de tous les commandants de sécurité basés sur place.
S’agissant de la Monusco, l’on dénonce une distraction pire et simple dans ses opérations dans la région car, d’après cette association membre de l’église catholique, le fait s’est commis à moins de 3 kilomètres de sa base.
Pour l’abbé Chrysante Ngabu, Directeur de cet asbl en diocèse de Bunia, la relève de tous les agents commis à la sécurité de Komanda et environs s’avère nécessaire pour changer des stratégies avec une nouvelle énergie d’hommes en uniforme.
La Caritas aussi tonne !
Cette organisation de l’église catholique, dans un communiqué de presse rendu public ce mardi 29 juillet 2025, dénonce une horreur : « L’Ituri saigne, l’Ituri pleure mais l’Ituri ne mourra pas ».
En juillet 2025, elle dit avoir documenté plus de 100 civils tués au courant seulement d’un mois à part la profanation de l’église catholique de Saint-Jean Capistran de Lopa et récemment le sabotage de la Caritas Komanda où près de 45 civils ont été tués.
Via son directeur Justin Zanamuzi, cette organisation privée de l’église catholique alerte l’opinion nationale et internationale sur une présumée complicité des services de sécurité dans les hostilités en Ituri et exige :
1. La levée immédiate de l’état de siège
2. Une enquête internationale indépendante
3. La protection urgente de des civils
Rédaction

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