RDC-AFC/Réligion : des fidèles dénoncent la fermeture de leurs églises dans les zones contrôlées par l’AFC/M2
Des fidèles de l’Église Pentecôtiste Lumière du Monde Cité de Refuge, dirigée par le prophète JULES Mulindwa , ont exprimé leur incompréhension après la décision du mouvement (AFC/M23) de fermer, depuis environ une semaine, les lieux de culte de cette communauté dans les zones sous son contrôle.
Selon des responsables , les portes des églises affiliées au ministère ont été scellées ou sommées de suspendre leurs activités sans qu’un document officiel détaillant les motifs ne leur soit remis.
Les fidèles lient cette décision à l’enseignement doctrinal de leur église, fondé notamment sur le passage biblique de l’épître aux Romains 13, qui appelle les croyants à prier pour les autorités légalement établies et à respecter les institutions. « Notre doctrine insiste sur le civisme, la prière pour les dirigeants et la paix. Nous ne faisons pas de politique partisane », a déclaré un pasteur local sous couvert d’anonymat pour des raisons de sécurité.
Sur les réseaux sociaux, le prophète Mulindwa Jules a, ces derniers mois, multiplié des messages qualifiés de « patriotiques » par ses partisans, appelant à la responsabilité citoyenne et au respect des institutions nationales. Certains fidèles estiment que ces prises de position auraient suscité des tensions avec les autorités de facto dans les zones concernées.
L’Église Pentecôtiste Lumière du Monde Cité de Refuge affirme compter près de 500 000 fidèles dans l’ensemble des territoires concernés par la mesure. Des responsables internes redoutent des conséquences sociales, notamment pour les jeunes et les familles qui participent régulièrement aux activités religieuses et communautaires.
Plusieurs croyants interrogés expriment également des inquiétudes d’ordre spirituel. « Nous prions pour que la situation se résolve pacifiquement. Nous ne voulons pas de confrontation », a déclaré un diacre. « Nous croyons que Dieu défend son œuvre. »
Aucune déclaration officielle de l’AFC/M23 n’était disponible dans l’immédiat pour expliquer la fermeture des lieux de culte concernés. Des observateurs locaux soulignent que la liberté de religion est garantie par la Constitution congolaise, mais que son application reste complexe dans les zones affectées par le conflit armé.
cette décision soulève des interrogations sur l’équilibre entre contrôle territorial, expression religieuse et cohésion sociale.
La rédaction
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