Les progrès réalisés dans le domaine de l’éducation depuis la prise du pouvoir par le président Félix-Antoine TSHISEKEDI THILOMBO, sont finalement considérables.
Cependant l’on constate ces derniers jours que malgré les efforts consentis au niveau national, le système éducatif Congolais est en voie de dégradation en ce qui concerne principalement, la qualité de l’enseignement.
En sa qualité du garant de l’éducation du pays, le chef de l’Etat Felix TSHISEKEDI THILOMBO a pris des initiatives en vue de matérialiser les prescrits de la constitution congolaise qui priorisent la gratuité de l’enseignement de base.
Cependant avec l’engouement que connaîssent les écoles du centre scolaire de KASINDI dans la sous division de BULONGO et les effectifs qui ne cessent de croître, par le biais des chefs d’établissements des écoles publiques et conventionnées, le gouvernement s’est lancé dans le recrutement d’enseignants auxiliaires, vacataires et contractuels, qui pour la plupart n’ont reçu aucune formation pour le métier d’enseignant.
L’instabilité sécuritaire qui pèse sur la partie orientale de la République Démocratique du Congo a imposé une crise financière qui crée une pénurie d’emploi, c’est ainsi que les jeunes diplômés ont commencé par s’engager dans l’enseignement sans une instruction préalable.
Aussi, constate-t-on, une quantité de jeunes gens vient dans l’enseignement par hasard sur fond du clientélisme, souvent après des échecs dans leurs projets.
Les causes sont diverses, soit parce qu’ils n’avaient pas pu suivre la voie universitaire à la quelle ils aspiraient, soit parce que leur vie familiale a changé et leur rend impossible la poursuite des études, soit encore parce que, selon le hasard du marché de l’emploi, les débouchés auxquels ils aspiraient se sont fermés devant eux.
A en croire le rapport d’analyse minutieuse sur l’éducation 2019, de la crème intellectuelle du groupement BASONGORA, tout ceci conduit à une dépréciation continue du corps enseignant, qui est pourtant préjudiciable à la qualité de l’enseignement dispensé dans les écoles de cette partie du territoire de BENI dont, la situation est encore accentuée au niveau du secondaire.
Bien qu’on note une légère amélioration des résultats aux examens de la fin du cycle, beaucoup reste à faire car le taux de réussite n’est satisfaisant.
Abordé a ce sujet récemment pendant son séjour dans la cité de KASINDI-LUBIRIHA à la frontière Congolo-ougandaise, le chef des travaux THIERRY M de l’Université Officielle de SEMULIKI de la ville de BENI avait proposé que, pour endiguer le problème de non qualification professionnelle des enseignants et surtout pour permettre à ceux qui sont déjà sur le terrain et qui n’ont reçu aucune formation pédagogique d’en bénéficier, l’organisation scrupuleuse de Service National de Formation (SERNAFOR) est d’une nécessité impérative, pour répondre de manière suffisante aux nouvelles exigences du métier avec des innovations pédagogiques et didactiques qui présupposent une formation professionnelle adéquate pour toute personnes désirant s’y engager.
Même son de cloche pour un analyste indépendant qui a préféré l’anonymat. Selon ce dernier, les formations et les recyclages séquentiels devraient être organisés en guise de renforcer les compétences prestataires aux enseignants.
Toutefois il convient de noter également que, la maîtrise des contenus, de la didactique et de la psychologie de l’enfant exige inévitablement une formation initiale de l’enseignement qui se fait au sein des instituts supérieurs pédagogiques (ISP), dans la perspective d’un avenir de bonne augure pour la jeune génération.
PAUL ZAIDI










