Kinshasa : aucun mort mais 20 blessés et des véhicules incendiés après la marche de l’opposition (gouvernement provincial)

Posted on

 Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée vendredi à Kinshasa lors de la manifestation de l’opposition contre le projet de révision constitutionnelle, organisée autour du Palais du Peuple, où des affrontements ont fait vingt blessés légers et provoqué plusieurs dégâts matériels.

« D’après les premières données à notre disposition, il n’y a eu aucune perte en vie humaine, vingt (20) blessés légers dont 15 policiers et 5 manifestants et près de cinq (5) épaves de véhicules incendiés », a indiqué le gouvernement provincial dans un communiqué officiel publié en fin de journée.

Les autorités provinciales ont déploré les violences et troubles à l’ordre public qui ont marqué cette manifestation organisée à l’initiative de l’opposition dans plusieurs artères de la capitale.

Selon le gouvernement provincial, les organisateurs avaient obtenu l’autorisation de tenir leur rassemblement au terrain Assossa afin de préserver le caractère inviolable du Palais du Peuple, siège du Parlement. Toutefois, les participants auraient modifié l’itinéraire initialement convenu avec l’autorité urbaine.

« Les manifestants ont choisi de s’affranchir des conditions fixées par l’autorité urbaine en changeant, contre toute attente, l’itinéraire préalablement convenu », souligne le communiqué.

Le gouvernement rappelle que sa mission première consiste à garantir la sécurité publique ainsi que la libre circulation des personnes et de leurs biens.

Il estime également que les manifestations publiques ne doivent pas perturber les activités économiques, administratives et éducatives, notamment les épreuves du TENASOSP organisées à travers la ville.

Les autorités provinciales affirment par ailleurs avoir reçu des informations sécuritaires faisant état d’un mode opératoire destiné à provoquer les forces de l’ordre durant la manifestation.

« Les informations venant de nos services de sécurité révèlent un mode opératoire préoccupant consistant à recruter et manipuler des individus désœuvrés, parfois sous l’emprise de substances prohibées, à les munir d’armes blanches et à les placer en première ligne afin de provoquer les forces de l’ordre », précise le document officiel.

Le gouvernement provincial condamne ces pratiques qu’il juge incompatibles avec l’exercice normal des libertés démocratiques et annonce se réserver le droit de saisir les instances judiciaires compétentes afin d’établir les responsabilités des différents acteurs impliqués dans les incidents.

Tout en réaffirmant son attachement aux libertés publiques, à l’État de droit et au dialogue démocratique, l’exécutif provincial a salué le professionnalisme des services de sécurité mobilisés pour l’encadrement de cette manifestation.

Au cours des dernières années, plusieurs manifestations de l’opposition organisées à Kinshasa ont donné lieu à des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, entraînant parfois des pertes en vies humaines, des blessés ainsi que d’importants dégâts matériels dans la capitale congolaise.

L’opposition de sa part a parlé de 2 militants morts et plusieurs autres personnes blessées  lors de cette manifestation organisée par la coalition C64 contre le projet de révision constitutionnelle, autour du Palais du Peuple, où elle parle des affrontements manifestants et forces de l’ordre durant plusieurs heures.

« Nous sommes blessés, gravement blessés. On ne peut pas sortir parce que la police est là en train d’aider les éléments de la Force du Progrès », a déclaré Martin Fayulu depuis le siège de son parti, où il s’était retranché avec plusieurs responsables de l’opposition.

La rédaction

  • Share

0 Comments

Leave a comment