Ebola avec des décès accrus en Ituri : est-ce qu’une autre insécurité à part celle des groupes armés ?

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Plus de 90 morts, 600 cas : l’épidémie d’Ebola serre la province de l’Ituri. La souche Bundibugyo gagne du terrain malgré l’alerte des autorités et devient davantage une deuxième insécurité pour la population à part celle des groupes armés. Face au risque de propagation, les autorités haussent le ton : vigilance et prévention.

Déjà éprouvée par l’insécurité et la crise humanitaire, la province de l’Ituri affronte aujourd’hui une nouvelle urgence : Ebola. La souche Bundibugyo, particulièrement virulente, sème l’inquiétude dans les communautés.

Selon les derniers bilans de l’Organisation mondiale de la santé, la province compte 600 cas confirmés et 92 décès. Sur l’ensemble du territoire national, la RDC recense 635 cas confirmés et 127 décès cumulés. L’épidémie touche 18 zones de santé, dont Bunia et Mongbwalu, confirmant l’Ituri comme épicentre de la flambée.

Face à cette situation, autorités sanitaires, partenaires et ONG multiplient les appels à la vigilance. Le message est clair : le virus ne fait aucune distinction. Hommes, femmes, enfants, personnes âgées, mais aussi agents de santé et responsables communautaires sont en première ligne.

Les professionnels de santé restent les plus vulnérables, surtout sans équipement de protection. Les leaders religieux et coutumiers sont également à risque lors des visites aux malades ou des cérémonies funéraires, vecteurs classiques de transmission.

Ebola se transmet par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne infectée. La manipulation des corps des défunts représente un facteur majeur de propagation.

Les premiers signes ne trompent pas : forte fièvre, fatigue intense, maux de tête, douleurs musculaires, vomissements, diarrhées. Les médecins insistent : une prise en charge rapide augmente considérablement les chances de survie.

Les autorités recommandent : lavage régulier des mains à l’eau et au savon, signalement immédiat de tout cas suspect, éviction des contacts avec les malades, respect strict des consignes médicales et acceptation de la vaccination quand elle est proposée.

Après des années de résilience face aux crises, l’Ituri est à nouveau mise à l’épreuve. Chefs coutumiers, leaders religieux, enseignants, jeunes, femmes et médias ont un rôle clé à jouer dans la sensibilisation.

Ensemble, restons vigilants. Ensemble, protégeons l’Ituri contre Ebola.

Nickson Manzekele

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