Le recours aux cimetières modernes privés gagne du terrain à Kisangani où de plus en plus d’habitants choisissent ces infrastructures pour protéger les tombes de leurs proches, prévenir les profanations et garantir une meilleure conservation des sépultures, dix ans après la création du cimetière Paradiso.
« Les cimetières modernes offrent une meilleure sécurité des tombes, préviennent les profanations et garantissent une identification durable des sépultures, contrairement aux cimetières publics, souvent confrontés à des défis de conservation, de surveillance et de sécurisation des sites funéraires », a déclaré l’ingénieur Barthélemy Musafiri, coordonnateur adjoint du cimetière moderne Paradiso.
Cette déclaration a été faite jeudi à l’occasion de la célébration du dixième anniversaire de cette infrastructure funéraire située à environ onze kilomètres du centre-ville de Kisangani, sur la route de l’aéroport.
À travers une messe organisée sur le site, les responsables du cimetière ont dressé le bilan de dix années de fonctionnement marquées, selon eux, par une gestion rigoureuse des sépultures et l’absence d’incidents majeurs liés aux inhumations.
Créé le 18 juin 2016, Paradiso est considéré comme le premier cimetière moderne de Kisangani. Selon ses gestionnaires, il accueille actuellement 2.522 personnes inhumées, dont 1.299 hommes adultes et 1.223 femmes adultes.
Pour les responsables de cette infrastructure, l’un des principaux avantages réside dans la traçabilité des sépultures. Chaque tombe est identifiée et répertoriée, permettant aux familles de retrouver facilement leurs proches plusieurs années après l’inhumation.
L’ingénieur Barthélemy Musafiri a également souligné que les aménagements réalisés ont permis d’éviter les phénomènes d’érosion et d’affaissement qui affectent fréquemment certains cimetières traditionnels.
« Au cours de ces dix années, aucun incident majeur n’a été enregistré pendant ou après les inhumations, et nous n’avons constaté aucun phénomène d’érosion ou d’affaissement grâce aux dispositifs de protection installés », a-t-il affirmé.
Dans le souci de répondre aux besoins des différentes communautés religieuses, plusieurs services modernes ont été développés sur le site. Il s’agit notamment de tombes en mausolée, d’un corbillard, d’un chariot funéraire haut de gamme ainsi que d’une machine automatique de descente de cercueil, présentée comme une première dans la ville de Kisangani.
Les gestionnaires estiment que ces innovations contribuent à offrir aux familles des conditions plus dignes pour accompagner leurs proches vers leur dernière demeure.
Cette évolution intervient alors que plusieurs cimetières publics de Kisangani continuent de faire face à des difficultés liées à la profanation des tombes, à l’occupation anarchique des espaces funéraires et à l’absence de mécanismes efficaces de surveillance.
Ces situations compliquent souvent les visites des familles et l’entretien de la mémoire des personnes décédées, une préoccupation régulièrement exprimée par les habitants de la ville.
Dix ans après son ouverture, le cimetière moderne Paradiso affiche ainsi 2.522 sépultures enregistrées et se présente comme une alternative de plus en plus sollicitée dans une ville où la sécurisation des espaces funéraires demeure un défi majeur pour de nombreuses familles.

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