Bientôt, la chefferie de Basili à Komanda, chef-lieu du territoire d’Irumu, disposera de son propre centre de traitement Ebola. L’annonce marque une avancée majeure dans la riposte contre l’épidémie dans la province de l’Ituri. Le futur centre aura une capacité d’au-moins 65 lits. C’est un saut important pour la zone de santé de Komanda, qui pourra désormais isoler et prendre en charge un plus grand nombre de cas suspects et confirmés sans saturer les structures existantes.
C’est Médecins Sans Frontières, MSF, qui érige actuellement cette infrastructure. L’organisation joue un rôle central depuis le début des alertes dans la région. La confirmation a été donnée ce 12 juin par Frédéric Manantsoa, Coordonnateur des Urgences de MSF en Ituri, lors d’une rencontre dans un café de presse.
Avec Komanda, la province de l’Ituri comptera 9 centres dédiés à la prise en charge des malades d’Ebola sur toute son étendue. Ce maillage vise à rapprocher les soins des communautés touchées et à réduire le temps entre détection et isolement.
En parallèle, un autre centre dit « d’isolement » fonctionne déjà à Fataki, dans le territoire de Djugu. Géré aussi par MSF, il assure une prise en charge de premier plan pour sauver des vies dans cette partie du territoire. Contrairement à Komanda et ses 65 lits, le centre de Fataki ne compte que 4 lits. L’écart s’explique par le niveau de contamination : la transmission du virus y est encore limitée, donc les besoins en hospitalisation restent faibles pour l’instant.
MSF ajuste ainsi son dispositif : des centres de grande capacité là où l’épidémie est active, comme à Komanda, et des unités plus petites mais opérationnelles là où le risque est contenu, comme à Fataki. L’objectif reste le même : intervenir vite.
L’ouverture prochaine du centre de Komanda envoie un message clair : la réponse se renforce et se rapproche des populations. Reste maintenant le défi de la sensibilisation, du dépistage précoce et de l’adhésion communautaire pour que ces lits servent vraiment à couper la chaîne de transmission.
Nickson Manzekele

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