D’entrée de jeu, un Etat démocratique doit, pour bien assumer sa mission d’intérêt public et les responsabilités qui en découlent, compte sur le soutien d’une fonction publique moderne et compétente dont, les agents partagent certaines valeurs fondamentales et respectent les règles d’éthique propres au secteur public.
C’est ainsi que chaque employée et employé de l’Etat doit, tout en faisant constamment preuve de respect envers les citoyennes et les citoyens, se comporter de manière telle que l’intégrité et l’efficacité de l’administration publique soient assurées en toute circonstance.
Malheureusement au sein de l’ordre opérationnel et dans la sphère du poste douanier de Kasindi, c’est le paradoxe qui s’invite au quotidien. Et certains agents publics de l’Etat agissent sous trafic d’influence vulgairement appelé “parapluie”. Oubliant que, l’obligation de dignité signifie que le fonctionnaire ne doit pas, par son comportement, porter atteinte à la réputation de son administration (dénonciation calomnieuse, scandale public en état d’ébriét).
Une petite histoire
Les démarcheurs en douane du poste frontalier de Kasindi s’inquiètent au plus au niveau du comportement maladroit manifesté par certains agents publics de l’Etat, oeuvrant au sein de la brigade de recherches pour le compte de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA).
En effet, quelques opérateurs économiques et chauffeurs qui facilitent le transport des marchandises entre la cité frontalière de Kasindi et la ville commerciale de Butembo, avaient été victime d’une menace par arme blanche dont une machette de la part du douanier Kabasha l’après-midi du lundi 30 janvier 2023, au niveau de la barque fonctionnant sur la rivière Semuliki. Ce spectacle désolant a suscité une panoplie des réactions diversifiées, allant dans le sens de douter de la qualité professionnelle des présumés auteurs de ces actes ignobles.
C’est tard dans la soirée qu’un autre douanier Aubin Molifa a cogné un démarcheur en douane qui transportait les flancs en plastiques sur une moto de marque “Haoujin”. Ce drame avait eu lieu près de la mosquée de Lubiriha.
Pendant ce temps, la victime de cet acte sans noblesse est interné au centre hospitalier Umoja localisé dans le quartier Congo-ya-sika, en vue d’assurer le rétablissement de sa vitalité.
Les autorités policières sont saisies de cette situation et le dossier est instruction pour l’application stricte des prescrits de la législation congolaise en matière de répression et de la lutte contre la fraude douanière.
Le véhicule utilisé pour cette aventure est en fourrière à la police de la circulation routière (PCR), antenne de Kasindi. Et le déclarant Aubin Molifa est alaise dans sa peau d’agressivité au nom de la lutte contre la fraude douanière bien que, des soupçons des irrégularités douanières pèse sur sa tête.
En conclusion
Dans un monde empreint de mutations rapides et nombreuses, il se pose à l’Etat l’exigence d’adapter au mieux son administration aux besoins sans cesse croissants et multiformes de ses citoyens.
Dans ce contexte, le rôle du fonctionnaire demeure central. Il est responsable de la mise en œuvre des lois, serviteur de ses concitoyens, fiduciaire des ressources publiques et gardien des décisions démocratiques.
Appliquée à la fonction publique, l’éthique peut être définie comme “un système de valeurs et normes qui délimitent la façon dont les fonctionnaires devraient exercer leur jugement et leur liberté d’appréciation en exerçant leur fonction officielle”.
PAUL ZAÏDI
Beni : La moralisation du comportement des agents de la DGDA s’impose à Kasindi (billet de PAUL ZAÏDI)
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