La protection des animaux sauvages est relancée à Kisangani après le lynchage d’un singe en divagation survenu le 3 juillet 2026, où des habitants ont tué l’animal avant l’arrivée des services compétents, poussant le Jardin zoologique et botanique à lancer un appel à la vigilance.
La Direction du Jardin zoologique et botanique de Kisangani (JZBKis) a exprimé son indignation après la mort du singe surnommé « Manu », abattu par des habitants alors qu’il s’était échappé de son enclos.
« La disparition de MANU est une grande perte pour tous. La population ne doit pas céder à la panique face à un animal sauvage, mais plutôt alerter immédiatement les autorités compétentes », a déclaré le directeur-chef de site du Jardin zoologique et botanique de Kisangani, François Matala Konga.
Selon le communiqué consulté mercredi, le primate avait d’abord été aperçu sur le campus de l’Université de Kisangani (UNIKIS), avant de se diriger vers les abords du cimetière de Makiso. Au lieu de prévenir les services du zoo, plusieurs habitants l’ont caillassé puis frappé à coups de bâton jusqu’à sa mort.
La direction du JZBKis précise que « Manu » vivait au jardin zoologique depuis près de six ans et était habitué à la présence humaine. Les responsables assurent qu’il ne présentait aucun comportement agressif et ne constituait pas une menace pour la population.
L’établissement souligne également que ce primate possédait une valeur scientifique importante. Issu d’un croisement rare entre un babouin mâle et un cercocèbe femelle, il représentait un sujet d’étude susceptible d’apporter des connaissances sur ses caractéristiques biologiques et comportementales.
À travers ce communiqué, la Direction du Jardin zoologique et botanique de Kisangani invite les Boyomais à éviter toute confrontation avec un animal sauvage en divagation, à signaler immédiatement sa présence aux services compétents et à contribuer à la préservation du patrimoine faunique. Elle rappelle également que la capture, la maltraitance, la détention, la commercialisation ou la mise à mort d’espèces protégées sont des infractions punies par la loi n° 24/020 du 30 décembre 2024 modifiant et complétant la loi n° 14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature.
Le Jardin zoologique et botanique de Kisangani a régulièrement mené des campagnes de sensibilisation sur la protection de la faune sauvage et la conduite à tenir lorsqu’un animal s’échappe de son enclos.
Les responsables estiment que le signalement rapide aux services spécialisés demeure le meilleur moyen d’éviter des pertes d’animaux protégés et de garantir la sécurité de la population.
Elisé kant

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