RDC : enfin, l’’AFC/M23 confirme la mort de son porte-parole militaire Willy Ngoma et accuse Kinshasa de violer le cessez-le-feu

L’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) a annoncé samedi 28 février la mort du colonel , présenté comme porte-parole militaire et officier supérieur de son aile armée, l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC).

Dans un communiqué officiel daté du 28 février et signé par , chef du département de la communication du mouvement, l’AFC/M23 accuse le gouvernement congolais d’avoir « délibérément bafoué le cessez-le-feu » et d’avoir « imposé une guerre totale » au groupe armé.

Selon le document, le colonel Willy Ngoma est « tombé le 24 février 2026 » à la suite d’attaques menées par des drones « en dehors des lignes de front ».

Le mouvement affirme que ces opérations ont également visé des populations civiles.

« Ces violations flagrantes ont coûté la vie à l’un de nos officiers supérieurs (…) et continuent d’ôter la vie à de nombreux compatriotes innocents. Ces crimes ne passeront ni inaperçus ni impunis », indique le communiqué.

L’AFC/M23 soutient que, depuis plusieurs semaines, il a alerté les partenaires engagés dans le processus de paix sur des violations répétées du cessez-le-feu et sur des « massacres de civils » dans plusieurs localités des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, sans que ces alertes ne soient suivies d’effets.

« Malgré la constance et la gravité de ces alertes, celles-ci ont été délibérément ignorées, révélant un mépris manifeste pour les efforts de désescalade et pour la protection des populations civiles », affirme le texte.

Le mouvement assure rester « fermement engagé dans le processus de paix », tout en déclarant qu’il se tient « résolument aux côtés des populations civiles » et qu’il entend garantir « la protection de [ses] populations ainsi que [de ses] soldats sur toute l’étendue du territoire libéré ».

La rédaction