Près de 63 % des corps ayant fait l’objet de prélèvements lors des enterrements dignes et sécurisés se sont révélés positifs à la maladie à virus Ebola, a annoncé samedi 25 juillet 2026 à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, le responsable du pilier EDS, alertant sur une transmission communautaire toujours préoccupante.
« Nous avons réalisé 46 prélèvements sur des corps signalés. Les résultats de laboratoire ont révélé que 29 étaient positifs à Ebola, soit environ 63 %. Beaucoup de ces personnes ne sont jamais passées par un centre de traitement. Elles se sont cachées dans la communauté ou ont été soignées chez les tradipraticiens avant de décéder », a déclaré le Dr Vital Kalala, chef du pilier des Enterrements dignes et sécurisés (EDS) de la riposte contre Ebola.
Selon lui, ces résultats démontrent que plusieurs malades échappent encore au système de surveillance sanitaire, favorisant ainsi la propagation de la maladie au sein des communautés.
Le responsable du pilier EDS a insisté sur la nécessité d’intensifier les campagnes de sensibilisation afin d’amener les populations à signaler rapidement les cas suspects et à référer les personnes malades vers les structures de prise en charge.
« Ces résultats mettent en évidence la nécessité de renforcer les actions de sensibilisation pour encourager les populations à orienter rapidement les cas suspects vers les centres de traitement », a-t-il souligné.
Le Dr Vital Kalala s’est également réjoui des progrès enregistrés dans la communication communautaire. Il a indiqué que près de 87 % des zones de santé affectées bénéficient désormais des activités menées par les équipes de sensibilisation.
« Cette couverture constitue un indicateur encourageant des efforts consentis pour améliorer l’adhésion des communautés aux mesures de prévention et de contrôle de l’épidémie », a-t-il affirmé.
Abordant la collaboration avec les communautés, il a relevé une baisse sensible des incidents de résistance dirigés contre les équipes de riposte, notamment au cimetière de Nyamurongo. Cette amélioration est attribuée au travail conjoint des équipes chargées de la communication, de la surveillance et des enterrements dignes et sécurisés.
Le chef du pilier EDS a réaffirmé que les stratégies communautaires seront poursuivies afin de renforcer la confiance entre les populations et les équipes sanitaires pour limiter davantage la propagation de la maladie à virus Ebola en Ituri.
L’Ituri fait face à une nouvelle résurgence d’Ebola qui mobilise les autorités sanitaires et leurs partenaires. Depuis le début de cette riposte, les équipes multiplient les activités de surveillance, de vaccination, de sensibilisation et d’enterrements dignes et sécurisés afin de réduire la transmission communautaire, considérée comme l’un des principaux défis dans la lutte contre cette épidémie.

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