RDC: deux fosses communes découvertes à Uvira, le gouvernement du Sud-Kivu accuse l’AFC/M23 et l’armée rwandaise

 

Le gouvernement provincial du , dans l’est de la , a annoncé samedi la découverte de deux fosses communes dans les quartiers de Kavinvira et Kilomoni, à , contenant les corps de 151 civils. Les autorités provinciales ont directement mis en cause les combattants de l’AFC/M23, qu’elles accusent d’avoir agi avec l’appui de l’armée rwandaise.

Dans un communiqué officiel daté du 28 février, le porte-parole du gouvernement provincial, Didier Luganywa, a indiqué que « cent vingt et un (121) corps ont été retrouvés au cimetière de Kavinvira et 30 autres dans un enclos du quartier Kilomoni », précisant que ces découvertes sont intervenues après le retrait forcé, le 18 janvier 2026, des éléments de l’AFC/M23 soutenus par les forces rwandaises.

Selon le document, les constats préliminaires établissent que les 151 victimes sont des civils. Les exécutions seraient survenues à la veille du retrait des combattants de l’AFC/M23 de la zone.

« Le caractère massif et organisé de ces exécutions constitue une violation grave du droit international humanitaire », a affirmé le communiqué, qualifiant les faits de crimes de guerre au sens de l’article 8 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, et estimant qu’ils pourraient également relever de crimes contre l’humanité.

Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a ordonné « la sécurisation immédiate des sites et l’ouverture d’investigations nécessaires afin d’identifier les victimes et d’établir les responsabilités », selon la même source.

Le gouvernement provincial affirme que la responsabilité pénale des membres des forces rwandaises et de leurs alliés de l’AFC/M23 est engagée, évoquant également la responsabilité internationale de l’État rwandais en cas de participation directe ou indirecte de ses forces armées à des crimes internationaux.

Dans ce communiqué, les autorités provinciales condamnent « avec la plus grande fermeté ces massacres », exigent l’ouverture d’enquêtes internationales indépendantes et appellent à des sanctions ciblées contre les auteurs présumés et leurs soutiens.

Elles demandent également l’application intégrale de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le gouvernement provincial a exprimé sa « profonde compassion » aux familles des victimes et réaffirmé son engagement à œuvrer, en collaboration avec le gouvernement central, pour que « justice soit rendue et que ces crimes ne demeurent pas impunis ».

La rédaction