La situation reste préoccupante dans plusieurs villages de la localité Banakindi, dans le groupement Kisimba, territoire de Walikale au Nord-Kivu. Les populations récemment retournées dans leurs milieux d’origine font face à de nombreuses difficultés liées au manque d’eau potable, à l’arrêt des activités sanitaires et à l’insuffisance de l’aide humanitaire.
Le secrétaire administratif du groupement Kisimba, Lavie Changwi, a effectué une mission d’évaluation vendredi 24 juillet dans les villages de Mpety et Mindjendje pour s’imprégner des réalités vécues par les habitants.
À l’issue de cette descente sur terrain, l’autorité administrative a alerté sur une situation jugée inquiétante. Plusieurs services essentiels ne répondent plus aux besoins de la population, notamment dans le domaine de la santé.
Selon Lavie Changwi, les postes de santé de Katobi, Buray et Mindjendje ainsi que le centre de santé de Mpety ont cessé de fonctionner. Les habitants sont désormais contraints de parcourir de longues distances jusqu’à l’Hôpital général de référence de Pinga pour bénéficier d’une prise en charge médicale.
Cette absence de structures sanitaires opérationnelles représente un risque majeur pour les personnes vulnérables, notamment les femmes enceintes, les enfants et les malades nécessitant des soins urgents.
La mission a également révélé une importante difficulté d’accès à l’eau potable dans les villages visités. Cette situation pourrait aggraver les risques sanitaires dans une zone déjà fragilisée par les conséquences des déplacements liés à l’insécurité.
Par ailleurs, le secrétaire administratif du groupement Kisimba a souligné que les familles retournées vivent sans accompagnement suffisant pour reconstruire leurs conditions de vie. Beaucoup d’entre elles manquent de moyens pour relancer leurs activités économiques et répondre aux besoins essentiels du quotidien.
*_”Les retournés ont besoin d’un soutien rapide pour retrouver une vie normale et reconstruire leurs moyens de subsistance,”_* a indiqué Lavie Changwi.
À ces difficultés s’ajoute l’état dégradé des routes dans cette partie de Walikale. Les voies de communication endommagées rendent difficiles les déplacements des habitants et compliquent également l’intervention des acteurs humanitaires.
Les autorités locales plaident ainsi pour une intervention urgente des organisations humanitaires et des services étatiques afin de réhabiliter les structures sanitaires, rétablir l’accès à l’eau potable et améliorer les infrastructures routières.
Dans les villages de Mpety, Mindjendje, Katobi, Buray et leurs environs, les habitants attendent désormais des réponses concrètes pour sortir d’une situation qui continue de fragiliser leur retour à la vie normale.
La rédaction

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