La RDC exprime sa vive préoccupation face à l’escalade sécuritaire au Moyen-Orient

Le gouvernement de la a exprimé samedi 28 février sa « vive préoccupation » face à la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, marquée par une intensification des opérations militaires et des actions de représailles impliquant plusieurs États.

Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Diaspora congolaise, les autorités congolaises estiment que la dynamique actuelle fait peser « un risque sérieux d’embrasement régional susceptible d’avoir des conséquences graves sur la paix et la sécurité internationales, ainsi que sur les populations civiles ».

« Le Gouvernement de la République démocratique du Congo suit avec une vive préoccupation la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient », indique le texte, évoquant une escalade « alarmante ».

Membre non permanent du , la RDC souligne « la nécessité d’éviter toute escalade supplémentaire susceptible d’aggraver la situation sécuritaire et humanitaire » et exhorte « toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue ».

Kinshasa réaffirme également « son attachement au respect strict du droit international, y compris du droit international humanitaire », et encourage « le recours prioritaire aux mécanismes diplomatiques et multilatéraux en vue d’une désescalade et d’un règlement durable du conflit ».

Les autorités congolaises se disent disposées à « soutenir toute initiative constructive au sein du Conseil de sécurité visant à restaurer la stabilité et à prévenir une aggravation du conflit ».

Le gouvernement a par ailleurs appelé ses citoyens à s’abstenir de tout voyage dans la région du Moyen-Orient et invité les ressortissants congolais résidant dans les pays affectés par la crise à se rapprocher des représentations diplomatiques pour obtenir des informations sur l’évolution de la situation.

La RDC n’en est pas à sa première prise de position sur des crises impliquant de grandes puissances. L’an dernier déjà, Kinshasa avait publié une déclaration après des tirs de missiles israéliens visant le , réitérant son attachement au multilatéralisme et à la recherche de solutions diplomatiques.

La rédaction