RDC–USA : Félix Tshisekedi défend un partenariat stratégique autour des minerais critiques
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a affirmé mercredi que les ressources minières stratégiques du pays doivent désormais contribuer au repositionnement économique et géopolitique de la RDC sur la scène internationale. Il s’est exprimé lors d’une conférence de presse accordée à la presse locale et internationale.
« Dans mes réflexions, le cobalt, le coltan, le lithium, le cuivre ne sont pas de simples richesses enfouies dans notre sous-sol. Ils sont des ressources stratégiques qui participent à façonner l’avenir du monde. En cela, ils confèrent à notre pays une responsabilité particulière, mais aussi un levier de repositionnement historique », a déclaré le chef de l’État congolais.
Selon lui, cette vision s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique conclu entre la RDC et les États-Unis d’Amérique, matérialisé notamment par un accord économique stratégique et un mémorandum d’entente sécuritaire.
Le président Tshisekedi a indiqué que ce partenariat repose sur une convergence d’intérêts clairement définis, tout en insistant sur la nécessité pour la RDC de tirer davantage profit de ses minerais critiques.
« Nos minerais critiques ne peuvent plus être extraits chez nous, exportés à l’état brut, puis valorisés ailleurs pendant que nos populations demeurent dans la pauvreté. Ce modèle n’est plus acceptable », a-t-il martelé.
Le chef de l’État a également précisé que cette coopération avec les États-Unis n’est dirigée contre aucun pays et ne constitue ni un alignement idéologique ni une nouvelle forme de dépendance.
Des attentes tournées vers le développement local
Évoquant les attentes du gouvernement congolais dans ce partenariat, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’obtenir des investissements responsables, des infrastructures structurantes, des unités locales de transformation des minerais, des emplois pour les jeunes ainsi qu’une gouvernance transparente des ressources naturelles.
« La RDC ne ferme pas ses portes aux investisseurs. Elle leur fixe une règle claire : respecter nos lois, respecter nos communautés, respecter nos travailleurs, respecter notre environnement et nous construirons ensemble une prospérité juste, durable et mutuellement bénéfique », a-t-il déclaré.
Le président de la République a reconnu que les principales préoccupations de la population restent liées au coût de la vie, au pouvoir d’achat, à l’emploi, à l’accès aux routes, à l’électricité, à l’eau potable, à la santé, à l’éducation et à la justice.
Tshisekedi défend le bilan économique de son mandat
Sur le plan économique, Félix Tshisekedi a salué les efforts fournis par son gouvernement pour préserver la stabilité macroéconomique malgré un contexte national et international difficile.
Selon lui, l’inflation est revenue à 3,3 % grâce aux mécanismes de régulation et de contrôle des prix. Il a également rappelé la réduction de l’impôt sur les revenus professionnels, passé de 15 % à 3 %, dans le but de soutenir le pouvoir d’achat des Congolais.
Le chef de l’État a en outre évoqué le triplement des salaires des fonctionnaires ainsi que le quadruplement de ceux des militaires et policiers. Il a aussi cité les quatre baisses successives du prix du carburant décidées par le gouvernement.
Par ailleurs, plusieurs projets d’infrastructures académiques et de développement ont été lancés dans différentes villes du pays, notamment à Bunia, Mbuji-Mayi, Kolwezi et Kananga, tandis que d’autres sont annoncés à Kisangani et Mbandaka.
Pour le président congolais, ces investissements visent à améliorer l’accès à une éducation de qualité, décongestionner les grands centres urbains et stimuler les économies locales.
« Le véritable succès économique se mesure au panier de la ménagère, au revenu du travailleur moyen, à l’emploi du jeune diplômé, à la capacité d’une famille à se soigner, à se loger, à scolariser ses enfants et plus largement à vivre dignement », a insisté Félix Tshisekedi.
Le président de la République a enfin réaffirmé sa volonté de poursuivre les six engagements prioritaires de son second mandat, notamment la création d’emplois, le renforcement du pouvoir d’achat, la sécurité des populations, la diversification de l’économie, l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base et l’efficacité des services publics.
« Même si tout n’est pas achevé et que beaucoup restent encore à faire, le chemin parcouru est réel. Les chantiers encore ouverts sont nombreux et la vision, elle, demeure intacte », a conclu le chef de l’État congolais.

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