Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran est de plus en plus fragile. Après les déclarations, ce samedi 11 juillet, du guide suprême iranien, la menace d’un assassinat de Donald Trump est prise au sérieux par les services de renseignement américains.
Après la reprise des frappes, place aux menaces. Moins d’un mois après la signature d’un protocole d’accord, des pourparlers entre l’Iran et les États-Unis tentent, tant bien que mal, de se tenir à Oman. Mais le cessez-le-feu paraît de plus en plus fragile. En début de semaine, les États-Unis ont repris leurs bombardements après avoir imputé à l’Iran des frappes dans le détroit d’Ormuz.
Ce samedi, après les funérailles d’Ali Khamenei, tué dans les attaques israélo-américaines, le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, prévient dans un message écrit que « la vengeance est inévitable ».
Donald Trump, lui, accuse la République islamique de vouloir le faire assassiner et promet de « décimer l’Iran ». Le président américain ajoute, sur le réseau Truth Social, que 1 000 missiles sont « pointés vers l’Iran ».
Donald Trump se sent visé
Ces missiles seront tirés, poursuit-il, « si le gouvernement met à exécution ses menaces d’assassiner ou tente d’assassiner le président des États-Unis, à savoir MOI ! ». Les services de renseignement américains prennent très au sérieux les menaces contre le président, qu’elles soient intérieures ou extérieures. D’autant que Donald Trump a déjà été visé à trois reprises ces dernières années par des tentatives d’assassinat et que le contexte est particulièrement tendu avec cette guerre contre l’Iran.
Lors de son voyage en Turquie cette semaine pour le sommet de l’OTAN, les services de renseignement auraient ainsi exigé que l’ancien Boeing présidentiel soit utilisé, car le nouvel appareil, offert par le Qatar, n’était pas en mesure de parer une éventuelle attaque de l’Iran. La Maison-Blanche a démenti que ce changement de dernière minute était lié à cette raison.
Selon le Wall Street Journal, Israël a également partagé récemment avec l’administration américaine des informations sur un plan iranien visant à assassiner Donald Trump. L’Iran promet depuis des années de venger la mort de Qassem Soleimani, général des Gardiens de la révolution, tué en 2020 par une frappe américaine autorisée par Donald Trump lors de son premier mandat.
Radiofrance

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