La présence remarquée ces derniers jours de centaines de gardes-parcs de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) dans certaines zones périphériques de la ville de Beni, notamment au village Ngite situé à 9 km d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni, est liée aux travaux de délimitation du Parc national des Virunga.
L’information a été confirmée par Jacques Manoku, chef de quartier Matembo, lors de la parade hebdomadaire organisée ce week-end en commune Mulekera, dans la ville de Beni, province du Nord-Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo.
« Je voudrais vous dire que la présence de plusieurs gardes-parcs de l’ICCN au village de Ngite, à 9 kilomètres d’Oïcha, est justifiée par la délimitation du Parc national des Virunga. Ils mènent ces travaux conjointement avec les chefs coutumiers, des techniciens et d’autres partenaires. Ils vont dans la brousse et en reviennent dans le cadre de leur mission. Nous demandons à la population de ne pas leur prêter des intentions contraires », a déclaré M. Manoku.
Cette sortie officielle fait suite à la montée de rumeurs persistantes dans la région faisant état de la présence d’éléments rebelles du M23 infiltrés parmi les gardes-parcs de l’ICCN, depuis le vendredi dernier. Ces informations non confirmées ont alimenté l’inquiétude au sein de la population locale.
Face à cette situation, le commissaire supérieur principal Ngongo Mayanga, bourgmestre de la commune de Mulekera, a appelé à la vigilance citoyenne et à la collaboration avec les autorités locales pour signaler tout comportement suspect.
« Nous appelons toute la population et nos collaborateurs à la vigilance. Il faut dénoncer tout cas suspect pour éviter la confusion et garantir la sécurité de tous », ont rapporté des sources administratives locales.
Le parc national des Virunga, site classé patrimoine mondial de l’UNESCO, est souvent au cœur des tensions entre acteurs de la conservation, communautés locales et groupes armés. Sa délimitation officielle est un processus sensible, notamment dans les zones à forte densité de population et à enjeux fonciers.
La présence armée dans certaines zones rurales alimente régulièrement les soupçons d’infiltration ou de militarisation des acteurs non étatiques, un phénomène accentué par l’instabilité sécuritaire dans cette région de l’Est du pays.
La rédaction
Parc des Virunga : Une autorité locale justifie la présence accrue des gardes-parcs à Beni
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