L’accord portant création de l’Agence de facilitation du transport en transit du corridor de Lobito a été officiellement vulgarisé mercredi à Kolwezi, dans la province du Lualaba (sud-est de la République démocratique du Congo), lors d’un atelier stratégique réunissant des représentants du gouvernement, du secteur privé et des partenaires techniques.
Le corridor, qui relie le port angolais de Lobito aux zones minières du Lualaba et du nord de la Zambie, est au cœur d’un projet d’intégration régionale visant à désenclaver les régions riches en ressources naturelles et à renforcer les échanges commerciaux entre l’Angola, la RDC et la Zambie.
« Ce corridor, de par sa simple fonction commerciale, constitue un socle stratégique pour l’intégration régionale et le développement économique durable. Le corridor de Lobito est clé pour l’accès aux ressources naturelles et humaines de la province du Lualaba et de la République démocratique du Congo », a déclaré le vice-gouverneur du Lualaba, Clément Mufundji Tshinat Karl.
Il a salué le rôle catalyseur que joue ce projet pour améliorer la compétitivité régionale et a réaffirmé l’engagement du gouvernement provincial à accompagner toutes les initiatives de coopération sous-régionale, notamment en garantissant un climat propice aux investissements logistiques.
« Selon la Banque africaine de développement, ce corridor pourrait accroître le commerce frontalier de plus de vingt pour cent dans les cinq prochaines années », a-t-il souligné.
Prenant la parole à son tour, la coordonnatrice adjointe de la **Cellule de Suivi des Programmes Régionaux et des Activités des Corridors de Transport (CSPRC)** a rappelé l’importance géostratégique du corridor.
« Le corridor de Lobito est une route commerciale reliant le port angolais de Lobito à la République démocratique du Congo et à la République de Zambie. Ce corridor offre une alternative stratégique aux routes commerciales souvent encombrées d’Afrique australe et orientale, facilitant une circulation plus efficace des biens et des services à travers l’Afrique centrale et australe », a-t-elle expliqué.
Elle a insisté sur la nécessité d’une appropriation renforcée par les acteurs provinciaux et nationaux des mécanismes de mise en œuvre de l’accord, signé par la RDC, l’Angola et la Zambie.
Organisé du 10 au 12 septembre 2025, l’atelier vise à assurer une compréhension approfondie de l’accord par les parties prenantes et à définir un plan d’action concerté pour son application en RDC.
Y participent des membres du gouvernement central, des autorités provinciales, des opérateurs économiques, des partenaires techniques ainsi que des représentants du secteur des transports, y compris venus de l’étranger.
Pour Clément Mufundji, le choix de Kolwezi pour accueillir cet atelier n’est pas anodin : « Le Lualaba est au cœur de la dynamique minière régionale, et le corridor de Lobito offre une ouverture stratégique pour nos exportations. »
Le vice-gouverneur a également rendu hommage au Président de la République, Félix Tshisekedi, dont il a salué l’action visionnaire ayant permis à la RDC de se positionner comme un acteur majeur sur l’échiquier économique régional.
Le corridor de Lobito, long de 1.300 à 1.700 kilomètres, comprend des infrastructures ferroviaires, routières et logistiques visant à relier les zones minières enclavées de la RDC et de la Zambie au port de Lobito, sur la côte atlantique de l’Angola. Il ambitionne de réduire significativement les coûts logistiques pour les entreprises minières et d’améliorer la fluidité du commerce régional.
Projet prioritaire de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le corridor est aussi soutenu par des institutions financières internationales, notamment la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne.
La rédaction

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