RDC : Le gouvernement réaffirme la gratuité de l’enseignement primaire et somme l’AFC/M23 de retirer son arrêté

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Le gouvernement de la République démocratique du Congo a réaffirmé jeudi 4 septembre soir le caractère “constitutionnel” et “intangible” de la gratuité de l’enseignement primaire public, et exigé le retrait immédiat d’un arrêté pris par l’ AFC/M23 instaurant des frais de scolarité dans les écoles publiques des zones sous son contrôle.

“Je réaffirme que la gratuité et le caractère obligatoire de l’enseignement primaire public sont inscrits dans la Constitution. On ne peut pas revenir en arrière pour cette mesure de gratuité”, a déclaré Raïssa Malu, ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, lors d’un briefing conjoint à Kinshasa sur la rentrée scolaire 2025-2026, animé avec Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias.

“Nous réaffirmons la gratuité de l’enseignement primaire public sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo”, a-t-elle insisté, alors que des inquiétudes grandissent quant à l’application uniforme de cette politique dans les zones instables du pays.

Le gouvernement a dénoncé l’initiative de l’AFC/M23, qui a émis un arrêté imposant des frais de scolarité dans certaines écoles publiques de l’Est du pays, région encore partiellement contrôlée par le groupe armé.

“Nous appelons l’AFC/M23 à retirer immédiatement cet arrêté illégal. Aucune entité, fût-elle politico-militaire, ne peut s’arroger le droit de modifier une disposition constitutionnelle”, a affirmé Patrick Muyaya.

“L’éducation ne peut faire l’objet d’aucune marchandisation ni manipulation politique”, a-t-il ajouté.

Lors de ce même point presse, Raïssa Malu a exposé la vision stratégique du gouvernement pour renforcer l’éducation d’ici 2029, en insistant sur le rôle central que joue l’école dans le développement du pays.

“Nous voulons faire de l’Éducation nationale le socle de développement durable dans nos territoires et également celui d’une citoyenneté responsable”, a-t-elle affirmé.

Parmi les priorités du gouvernement figurent l’amélioration des infrastructures scolaires et l’introduction progressive des technologies dans l’apprentissage.

“D’ici à 2029, il y a toute une série d’activités et d’actions phares qui vont nous occuper. On a eu cette année la partie d’intégration des technologies, mais on va continuer à accélérer la partie infrastructures, donc c’est la création de nouvelles salles de classe, autant au niveau primaire que secondaire”, a précisé Mme Malu.

Depuis la relance de la gratuité de l’enseignement primaire en 2019, des millions d’enfants ont regagné les bancs de l’école en RDC. Mais cette politique reste confrontée à des défis majeurs, notamment le sous-financement, le manque d’enseignants formés et l’insécurité dans certaines provinces.

La rédaction

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