Des dizaines de jeunes des quartiers Mitendi et Kimvula, situés dans la commune de Mont-Ngafula, à l’ouest de Kinshasa, ont manifesté ce samedi 23 août matin pour dénoncer les tracasseries et l’insécurité persistante à la frontière entre la capitale congolaise et la province voisine du Kongo Central.
« Depuis 5 heures de ce matin, les jeunes des quartiers Mitendi et Kimvula se sont réunis pour marcher contre les tracasseries et l’insécurité à la frontière entre Kinshasa et le Kongo Central. Ils ont barricadé la route depuis les petites heures du matin », a déclaré le commissaire supérieur Éric Bolukaniongo, commandant de la police d’intervention mobile.
La manifestation, non autorisée selon les autorités locales, a provoqué d’importants embouteillages sur la Nationale n°1, axe routier reliant Kinshasa au port de Matadi.
Les manifestants ont érigé des barricades à l’aide de pierres, pneus brûlés et troncs d’arbres, bloquant la circulation pendant plusieurs heures.
Les protestataires exigent la présence des autorités provinciales sur le terrain pour « écouter leurs doléances » et « mettre fin aux abus commis quotidiennement par certains agents commis à la barrière » entre les deux provinces, selon plusieurs témoins sur place.
« Nous en avons marre de payer à chaque passage. Des agents de différents services nous demandent de l’argent sans justification. En plus de cela, l’insécurité est devenue monnaie courante dans cette zone », a confié Fabrice Mavungu, un habitant de Kimvula ayant participé à la marche.
La police est intervenue en fin de matinée pour disperser les manifestants et rétablir la circulation. Aucun incident majeur ni arrestation n’a été signalé, selon la même source policière.
Cette frontière interprovinciale, point de passage important pour les marchandises et les voyageurs, est régulièrement dénoncée pour les pratiques de corruption et les tracasseries administratives qui y sont observées.
La rédaction

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