Le procès de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, s’est ouvert vendredi 25 juillet 2025 devant la Haute cour militaire, à Kinshasa-Gombe.
Il est poursuivi pour des infractions d’une extrême gravité, dont participation à un mouvement insurrectionnel, crime contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicide intentionnel, trahison, apologie du terrorisme, viol, torture, déportation, et occupation armée de la ville de Goma, dans le Nord-Kivu.
À l’appel de l’affaire par la greffière, la cour a procédé à la lecture de la décision de renvoi.
Le document énumère neuf chefs d’accusation, parmi lesquels le viol d’une femme de 22 ans à Bukavu, l’homicide par balles de 17 civils à Munzizi, ainsi qu’une interview accordée au journal Sunday Times, considérée comme une apologie du terrorisme et des crimes graves.
La partie civile, représentée par le collectif des avocats de la République, a demandé une courte remise pour mieux s’imprégner du dossier.
« Nous sollicitons de votre cour une courte remise pour nous permettre d’accéder au dossier et de mieux représenter les intérêts de la République », a déclaré Me Richard Bondo, coordinateur du collectif.
En réponse, le premier président de la Haute cour militaire, le lieutenant général Joseph Mutombo Katalayi, a renvoyé l’audience au jeudi 31 juillet à 10 heures.
« La Cour suspend et reprendra l’audience le 31 à 10 h », a-t-il annoncé.
Présent à l’ouverture du procès, le vice-ministre de la Justice, Samuel Mbemba Bemba, a tenu à rappeler l’indépendance de l’appareil judiciaire face aux tensions politiques :
« La justice ne négocie pas, elle ne dialogue pas. Le calendrier de la justice est différent du calendrier politique. »
La rédaction

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