La crise de l’eau potable perdure dans le quartier Lokali, commune de Mbandaka, province de l’Équateur. Depuis plus d’un mois, les habitants de cette zone urbaine vivent sans accès à l’eau potable, conséquence directe de la panne de la seule pompe hydraulique disponible dans le quartier. Face à cette situation, les résidents s’indignent du silence des autorités provinciales.
« Cela fait plus d’un mois que nous sommes sans eau potable, car la seule pompe hydraulique qui dessert tout ce quartier est en panne. Nous espérions une intervention des autorités provinciales, à qui nous avions soumis un plaidoyer, mais nous n’avons reçu aucune réponse jusqu’à ce jour », a déclaré Jean Baudouin Liema, chef du quartier Lokali, dans un entretien accordé à Les Volcans News.
Selon lui, cette pénurie d’eau expose la population à de graves risques sanitaires, notamment les maladies hydriques comme le choléra ou la typhoïde. Il pointe du doigt l’inaction des autorités locales et provinciales malgré les appels répétés à l’aide.
« Cette pompe a vieilli car elle a été installée en 2023 et aucun entretien régulier n’a été effectué. Nous avons plaidé plusieurs fois pour la construction d’un forage dans ce quartier, mais nous n’avons reçu aucune réponse favorable des autorités. Il est essentiel que le gouvernement provincial garantisse l’accès à l’eau et à l’électricité pour la population », a-t-il insisté.
La situation devient d’autant plus critique que le manque d’eau potable a des répercussions sur la sécurité des habitants. Ceux-ci doivent souvent parcourir de longues distances, tôt le matin, pour s’approvisionner en eau dans d’autres quartiers.
« Il faut se rendre tôt le matin dans les quartiers voisins pour acheter de l’eau. Nous devons payer non seulement pour l’eau elle-même, mais aussi pour le transport en raison de la distance. Nous ne pouvons pas nous fier aux sources dont les conditions hygiéniques ne sont pas garanties. À une époque où les maladies et épidémies menacent les populations, nous avons besoin d’un moyen moderne pour répondre à ce besoin naturel et fondamental », a-t-il poursuivi.
Les habitants de Lokali interpellent les élus provinciaux ainsi que les conseillers communaux afin qu’ils prennent à bras-le-corps cette urgence sociale. Ils demandent un engagement clair face aux multiples défis auxquels leur entité est confrontée, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité et à des services de base.
À Mbandaka, comme dans plusieurs autres zones périphériques de la République démocratique du Congo, les populations consomment souvent de l’eau provenant de sources non traitées, ce qui augmente les risques épidémiologiques. Le projet de construction de forages, souvent promis en période électorale, demeure lettre morte.
La rédaction

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