Dimanche 13 avril, aux environs de 16 heures, un homme armé, présumé membre du groupe Muzalendu, a ouvert le feu à bout portant sur deux jeunes garçons encore non identifiés de Butuhe, chef-lieu du groupement Malio, dans le Sud-Ouest du territoire de Beni. Les victimes sont mortes sur le coup.
« Le tireur n’a montré aucune hésitation. Il a tiré à bout portant devant plusieurs témoins, avant de disparaître dans la nature », témoigne un journaliste local joint par Les Volcans News.
La scène s’est déroulée en plein jour, semant une panique généralisée dans cette localité pourtant habituée à une apparente accalmie ces dernières semaines.
Jusqu’à la matinée de ce lundi 14 avril, les corps des deux jeunes garçons gisaient toujours sur le lieu du drame.
« Aucun service de sécurité ou de secours ne s’était encore rendu sur place au moment où nous nous sommes entretenus avec les riverains », poursuit notre source.
Ce double meurtre a plongé Butuhe dans la peur. Les habitants, sous le choc, redoutent une résurgence des violences armées.
« Au départ, on pensait à un affrontement entre groupes armés. On a tous couru se réfugier chez nous », confie un habitant sous anonymat.
Pour l’heure, les raisons de ce geste restent inconnues, mais plusieurs voix s’élèvent pour demander l’ouverture d’une enquête afin d’identifier l’auteur des faits et ses motivations.
La société civile de la région appelle les autorités à « agir rapidement pour restaurer la sécurité et éviter que la situation ne dégénère davantage ».
La tension reste palpable à Butuhe, tandis que la population attend toujours une réaction des forces de l’ordre.
La rédaction

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