La Société Civile Forces Vives du groupement de Mudusa, en territoire de Kabare à l’Est de la République démocratique du Congo tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme face à l’exploitation jugée illicite des carrières de pierres situées à Kalangwe et Nyangulube. Selon cette structure citoyenne, les activités en cours exposent les populations locales à de graves risques sécuritaires, environnementaux et sociaux.
Dans une déclaration rendue publique le 19 février 2026, la société civile affirme avoir déjà saisi les autorités compétentes à deux reprises, sans qu’une réponse durable ne soit apportée. Elle dénonce des creusements réalisés à proximité immédiate du chemin principal reliant les deux villages ainsi que des habitations environnantes, fragilisant dangereusement le sol.
« Les excavations se font sans respect des normes de sécurité. Le sol devient instable et nous craignons un effondrement à tout moment », alerte un membre du comité restreint.
Selon la structure, la poursuite de ces activités pourrait entraîner l’effondrement du chemin stratégique reliant la zone, la fissuration des maisons voisines et des glissements de terrain.
Des impacts environnementaux et sociaux préoccupants
Au-delà des risques infrastructurels, la société civile pointe une dégradation progressive de l’environnement, marquée par la pollution de l’air due à la poussière et l’altération du paysage.
Elle s’inquiète également de la présence d’enfants sur certains sites d’exploitation. Des mineurs seraient impliqués dans des travaux pénibles, les exposant à des accidents, à des éboulements et à des problèmes de santé. Une situation qui soulève des préoccupations quant au respect des droits de l’enfant et à leur accès à l’éducation.
La Société Civile Forces Vives de Mudusa appelle ainsi les autorités à intervenir sans délai. Elle demande la suspension de toute exploitation illégale, la sécurisation du chemin et des habitations menacées, ainsi que l’identification et la sanction des responsables.
« Il est encore temps d’éviter une catastrophe humaine et infrastructurelle. Nous ne voulons pas attendre qu’un drame survienne », conclut la structure citoyenne.
Yseult Lwango










