L’avocat de Kamizelo Sukadi Parole alerte,lundi 17 juillet 2026, sur des violences, menaces de mort et une intrusion nocturne visant son client détenu à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, appelant les autorités congolaises à agir rapidement pour protéger sa vie.
Dans une correspondance adressée au directeur de la prison centrale de Makala, située dans la commune de Bumbu, à Kinshasa, l’avocat Eloi Kapata, conseil de Kamizelo Sukadi Parole, affirme que la situation sécuritaire de son client s’est fortement détériorée depuis son incarcération.
« Mon client est passé à tabac et fait l’objet de plusieurs menaces de mort directes et explicites », écrit Me Eloi Kapata dans cette lettre datée du 17 juillet 2026.
Selon l’avocat, son client, détenu depuis environ 8 mois à la prison centrale de Makala, ferait également face à une menace qui aurait franchi les limites de son lieu de détention. Une personne se serait introduite durant la nuit dans sa cellule et aurait tenté de lui inoculer un produit médical.
« Plus grave encore, une intrusion nocturne a eu lieu dans sa propre cellule, une personne voulait lui inoculer un produit médical, mettant gravement en péril son intégrité physique », dénonce le conseil.
Pour l’avocat, ces faits pourraient traduire un ciblage délibéré de son client et faire peser sur lui un risque sérieux pour sa vie. Il demande ainsi à l’administration pénitentiaire de prendre des mesures immédiates afin de renforcer sa protection.
Dans sa correspondance, Me Eloi Mubilansam Kapata invoque notamment les obligations de l’administration pénitentiaire en matière de protection de la vie et de l’intégrité physique des personnes détenues. Il rappelle également les dispositions constitutionnelles et les instruments internationaux relatifs aux droits humains ratifiés par la République démocratique du Congo.
L’avocat sollicite particulièrement le renforcement de la sécurité autour de Kamizelo Sukadi Parole, l’ouverture d’une enquête interne sur les faits dénoncés ainsi que le retour de son client dans sa cellule habituelle, au Pavillon 8.
« De ce qui précède, je vous prie de bien vouloir renforcer immédiatement la sécurité autour de mon client, diligenter une enquête interne et surtout le retour dans sa cellule habituelle (Pavillon 8) », écrit-il au directeur de la prison.
Le conseil prévient également que toute défaillance dans la protection de son client pourrait engager la responsabilité de l’administration pénitentiaire devant les instances judiciaires compétentes.
La correspondance a été transmise, pour information, au ministre d’État, ministre de la Justice, au ministre des Droits humains, au procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe ainsi qu’au président de la Commission nationale des droits de l’homme.
La prison centrale de Makala, l’un des principaux établissements pénitentiaires de Kinshasa, accueille des personnes détenues dans la capitale congolaise. Dans le cas de Kamizelo Sukadi Parole, son avocat affirme que celui-ci y était détenu depuis environ 8 mois au 17 juillet 2026 et demande désormais aux autorités de garantir sa sécurité et de faire la lumière sur les incidents dénoncés.
Elisé Kant

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