Des militaires en Guinée-Bissau ont annoncé mercredi 26 novembre avoir pris le « contrôle total du pays », suspendu le processus électoral en cours et ordonné la fermeture immédiate des frontières, alors que la nation ouest-africaine attend toujours les résultats des élections présidentielle et législatives tenues dimanche.
Dans une déclaration lue à la télévision nationale, un porte-parole du groupe militaire a affirmé que la décision visait à « préserver la stabilité nationale » et à « éviter tout chaos institutionnel » en attendant la clarification du déroulement du vote. Aucun détail n’a été fourni sur l’identité des officiers impliqués ni sur la localisation du président sortant ou des principales autorités civiles.
Le processus électoral, qui devait aboutir à la publication progressive des résultats dans les prochains jours, est désormais « suspendu jusqu’à nouvel ordre », selon le communiqué. Les militaires ont également annoncé des restrictions temporaires sur les déplacements et les activités publiques, évoquant des « raisons de sécurité ».
Aucune réaction immédiate des autorités gouvernementales, de la commission électorale ou des observateurs internationaux n’était disponible dans l’immédiat. Reuters n’a pas pu confirmer de manière indépendante la situation sur le terrain.
La Guinée-Bissau, qui a connu plusieurs coups d’État et crises politiques depuis son indépendance, était entrée dans le scrutin de dimanche sous forte tension, les partis d’opposition dénonçant des risques d’irrégularités et appelant à un contrôle renforcé du dépouillement.
Des témoins dans la capitale, Bissau, ont rapporté une présence militaire accrue autour de certains bâtiments officiels, bien que la situation restait relativement calme en début de soirée.
La Rédaction










